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Europe : Des raisons d'y croire
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Europe : Des raisons d'y croire

L'Europe ne serait pas une institution lointaine qui impose des réglementations contraignantes, mais un outil de développement économique local.

— Photo : CC0

Anne Houtman, chef de représentation en France de la Commission européenne, est venue à Grenoble porter un message fort: l'Europe n'est pas une institution lointaine qui impose des réglementations contraignantes, mais un outil de développement économique local. Elle reconnaît que certaines réglementations peuvent apparaître contraignantes pour les entreprises, tout en nuançant: «S'il y a un coût au départ, les gains finaux se révèlent sur le long terme».

Réseaux européens

Sa préoccupation aujourd'hui est de contrer, «dans un contexte de crise, la perte de confiance générale des citoyens envers les dirigeants nationaux et européens. Nous avons besoin de susciter l'adhésion de nos populations». Cela passe par les réseaux européens présents localement, tels que Eurodesk pour la mobilité des jeunes, Euroguidance pour l'orientation professionnelle, Euraxess pour la mobilité des chercheurs, Eures pour la mobilité des travailleurs ou encore Enterprise Europe network pour les PME (lire ci-dessous). «Tous ces réseaux sont présents à Grenoble et en Rhône-Alpes, avec des personnes qualifiées pour aider les entreprises. Mon rôle est de venir les écouter puis de transmettre leurs messages à Bruxelles. À travers ces réseaux, l'Europe est sur le terrain!» La Commission européenne travaille actuellement sur le nouveau cadre financier communautaire pour 2014-2020. Anne Houtman affirme que depuis 2010 des propositions remontent dans l'objectif d'une «stratégie de croissance européenne pour sortir de la crise». L'Union européenne a déterminé trois axes: la croissance intelligente (éducation, innovation, numérique), la croissance inclusive (lutte contre la pauvreté, formations aux nouvelles compétences et nouveaux emplois) et la croissance durable (politique industrielle et efficacité énergétique). «Tous ces objectifs sont liés entre eux, la R & D étant indispensable pour diminuer nos factures énergétiques, l'éducation pour l'emploi, la formation pour sortir de la pauvreté... Et tout ça dans l'intérêt bien compris du développement économique», explique Anne Houtman.

Croissance

Elle se réjouit que figurent dans le programme de François Hollande les taxes sur les transactions financières et la relance de la croissance. «On va avoir une bonne coopération avec lui. Il vient de la Commission des comptes, il comprend les budgets. Par contre, ce qui nous inquiète, c'est la montée des extrémismes, avec des valeurs contraires à celles de l'Europe, que sont l'ouverture et la diversité. C'est très dangereux de dire que c'est la faute de l'autre. L'Europe est là pour faire se rencontrer les pays et que les gens comprennent le partage. Mais je reste optimiste car les pays qui ont connu la crise sont ceux qui s'en sortent le mieux par la suite.»

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