Eurofield : Le gazon naturel cultive la fibre écologique
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Eurofield : Le gazon naturel cultive la fibre écologique

Eurofield est l'une des deux usines françaises qui fabrique du gazon synthétique. Orientée sur les revêtements sportifs, elle s'intéresse de près au recyclagede ces produits.

Eurofield est une jeune pousse du marché du gazon synthétique. Travaillant pour des entrepreneurs nationaux, elle vise aujourd'hui une montée en puissance sur le marché des terrains de sport et sur le recyclage de ses produits. L'entreprise, basée à Isbergues, sur le site industriel d'Arcelor Mittal, a débuté sa production à l'automne 2007.




3,5M€ d'investissements

Pour son P-dg, Gilles Thillaye, «ce site était idéal pour le déploiement de notre activité. Les équipements routiers et ferroviaires sont là». Autre argument de poids: les matières premières nécessaires à la fabrication du gazon proviennent de Hollande. Trois millions d'euros ont été investis. Plus récemment une recapitalisation de 500.000euros a été effectuée. Parmi les concours financiers, la Région a accordé une subvention remboursable de 150.000euros. «Notre objectif est de réaliser 25% de part de marché en 2009, contre 18% en 2008. Concrètement, cela équivaut à 50 terrainsde football», détaille Didier Miranda, directeur de l'usine.




Un gazon synthétique plus proche du gazon naturel

Conceptrice et fabricante, Eurofield choisit de poursuivre ses développements produits dans le domaine du sport notamment le football qui génère 85% de son activité. Elle intervient également dans d'autres sports comme le hockey sur gazon ou le rugby. Eurofield a ainsi réalisé des revêtements à Marcoussis, le centre national de rugby. «L'essor se fera aussi en direction de l'aménagement et de la décoration. Le gazon synthétique ressemble de plus en plus à de l'herbe naturelle. La demande est bel et bien là, notamment dans le Sud de la France. Nous songeons à nous organiser en interne puis à recruter pour nous positionner sur ce marché.» Autre tendance, l'écologie. Conçus pour durer 10 à 15 ans, ces revêtements ont une problématique de recyclage. La PME surfe sur cette mouvance et a entamé un travail avec des entreprises régionales pour offrir des réponses aux utilisateurs.

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