Eurobiomed : Paca, 3e filière santé de France
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Eurobiomed : Paca, 3e filière santé de France

Né en 2009 du rapprochement d'Orpheme, d'Holobiosud et de Bioméditerranée, le pôle de compétitivité Eurobiomed, également labellisé Prides, couvre les régions Paca et Languedoc-Roussillon.

Le pôle de compétitivité et Prides Eurobiomed compte 165 adhérents de la filière santé. Côté recherche, il s'agit des quatre plus grandes structures locales, qui regroupent au total une centaine de laboratoires. Et côté entreprises, le pôle rassemble majoritairement des TPE et PME. Un véritable challenge, dans une région Paca qui, avec un CA annuel de 18milliards d'euros, tient la 3e place au niveau national pour sa filière santé, et qui s'avère particulièrement active dans les secteurs de la neurologie, du vieillissement et du handicap, des maladies infectieuses, du dispositif médical, de l'immunologie et des maladies rares. «Notre rôle consiste à identifier et à accompagner la mise en place de projets de partenariat, rappelle Michel Kaczorek, directeur des projets au sein d'Eurobiomed. Si ces projets sont le plus souvent portés par des industriels, nous montrons également aux scientifiques qu'il est possible, à partir d'une bonne idée, de créer une entreprise ou de sceller un partenariat avec une entreprise existante. D'autre part, nous faisons en sorte que les financeurs institutionnels de ces projets puissent s'appuyer sur des montages cohérents et crédibles, avec un bon équilibre entre le risque et les chances de succès». Ainsi, depuis sa création, le pôle a évalué 51 projets, dont 34 ont été labellisés et 15 ont été financés par le Fonds unique interministériel (FUI), trois restant toujours en attente. «Sur les 14 derniers projets labellisés, neuf ont été financés, se félicite Michel Kaczorek. C'est notre fierté. Cela vient sans doute de la nature de notre fonctionnement. Car nous sommes capables de faire le grand écart de manière crédible entre les scientifiques, les industriels et les institutionnels».




Culture de la valorisation

De même, alors que le pôle évaluait traditionnellement chaque année 30 projets destinés à être financés par l'Agence nationale de la recherche (ANR), il a choisi de porter ce chiffre à 100 projets annuels, en s'ouvrant à des projets à la visée industrielle moins visible. «Globalement, à Marseille, les grandes entreprises de biotechnologies sont issues de la recherche publique, constate Émilie Royere, secrétaire générale d'Eurobiomed. Ces exemples constituent d'ailleurs pour nous les meilleurs pourvoyeurs de lien. Désormais, la culture de valorisation est bien comprise par les chercheurs. La véritable difficulté reste l'absence de culture d'entreprise dans le cursus universitaire. L'accompagnement des incubateurs, comme Impulse, Paca-Est et Grand Luminy, est alors nécessaire». Car pour Michel Kaczorek, «les entreprises biotechs qui réussissent sont celles qui s'entourent de managers. Il est en effet assez rare qu'un grand scientifique fasse un très bon patron...»








Tél.: 04.91.13.74.65 www.eurobiomed.org

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