Chez ALLinOne, nouvelle solution de Twinin Group, l’intelligence artificielle peut désormais mener un premier entretien d’embauche. Baptisé Adèle, cet agent conversationnel interroge les candidats sur leurs expériences et leurs motivations lors d’entretiens de préqualification vocaux. En permettant un premier tri parmi de nombreuses candidatures, l’outil a fait parler de lui et attiré la lumière sur la plateforme complète d’ALLinOne.
CV notés automatiquement
Dopée à l’IA, cette dernière permet une diffusion optimisée des annonces d’emploi et un scoring automatique des CV reçus. "Notre IA ne fait pas le travail à la place des recruteurs, mais automatise le traitement des candidatures et permet d’apporter 100 % de réponses aux candidats et donc indirectement de redorer sa marque employeur. Les recruteurs peuvent ainsi prendre le temps de faire de l’humain", explique Thibaud Michel, qui a fondé Twinin avec Jérémy Duris. Ministères, grands groupes, comme Naval Group, Burger King ou Saint-Gobain, mais aussi PME et TPE l’ont déjà adoptée.
D’une agence de communication RH à un éditeur de logiciels
ALLinOne est la dernière brique de Twinin (une dizaine de salariés), une agence de communication spécialisée dans les ressources humaines, née à Paris et aujourd’hui installée entre Marseille et Toulon. "Il y a encore quelques années, les entreprises investissaient beaucoup pour vendre leurs produits ou services, mais peu pour expliquer pourquoi il fait bon travailler en leur sein", rappelle Thibaud Michel.
C’est sur ce constat qu’est né Twinin, avec l’idée d’accompagner les entreprises dans la construction de leur marque employeur. "Pour nos clients, nous vendons une marque employeur qui permet de recruter des passionnés et indirectement de gagner des parts de marché", ajoute le dirigeant.
Une plateforme pour recruter de bout en bout
Avec la création d’ALLinOne, le groupe est devenu éditeur de solutions logicielles. "L’objectif est de proposer une infrastructure de recrutement de bout en bout, tout en laissant la possibilité à chaque client d’utiliser la brique qui l’intéresse", précise l’entrepreneur.
Lancée en mars 2024, la solution connaît une croissance rapide. "Nous avons réalisé un premier exercice autour de 400 000 euros de chiffre d’affaires. Depuis le début de 2026, portés par une intense communication autour de notre solution, nous avons déjà enregistré 600 000 euros de revenus", explique Thibaud Michel.
La plateforme compte 150 entreprises utilisatrices et enregistre en moyenne une dizaine de nouvelles sollicitations d’inscription chaque mois. L’objectif est désormais de doubler au minimum ce portefeuille, voire d’atteindre les 500 utilisateurs d’ici la fin de l’année "en apportant de la valeur ajoutée aux TPE et PME". Cette croissance amène le dirigeant à s’interroger sur son financement, entre la possibilité d’une levée de fonds pour accélérer et la poursuite d’un développement en autofinancement.
Une croissance rapide et des ambitions internationales
En parallèle, ALLinOne amorce déjà son expansion européenne. "Un premier contrat a été signé avec deux grandes entreprises au Luxembourg, nous ouvrant les portes du Benelux", souligne Thibaud Michel. Ce dernier met en avant la dimension souveraine de sa solution : "Nous proposons un logiciel français, une alternative pour les entreprises hexagonales et européennes aux grandes plateformes du secteur, généralement américaines."
Après la France et l’Europe, les ambitions pourraient s’étendre encore. "Nous travaillons déjà avec une entreprise au Canada et avons installé une structure aux États-Unis", explique-t-il. Dans cinq ans, ALLinOne pourrait ainsi viser une position de leader sur le marché européen, voire international.