Lancés le 15 octobre par Christian Estrosi, les États Généraux de l'Industrie (EGI) doivent «favoriser l'émergence d'une nouvelle politique industrielle de la France.» Avec une telle ambition et 1 Md€ dédié dans le cadre du Grand Emprunt, ne pas associer les industriels à la démarche aurait été mal perçu, qui plus est dans le contexte économique actuel. D'où la décision de s'appuyer sur un double niveau de réflexion, à la fois national et territorial, pour «identifier les grands enjeux et formuler des propositions concrètes.» En Midi-Pyrénées, le préfet de Région, avec l'appui de la Drire, a consulté par écrit élus et parlementaires et mis en place quatre ateliers de travail (cf. encadré), composés chacun d'une vingtaine d'acteurs régionaux (industriels, institutionnels, organisations syndicales et professionnelles). La première phase des EGI- consacrée au diagnostic partagé de la situation régionale et à l'identification des enjeux pour l'industrie de Midi-Pyrénées- s'est achevée le 4décembre dernier. La synthèse exhaustive des travaux est disponible sur le site de la Drire; il en ressort deux problématiques transverses. D'une part que «le faible goût du risque constitue un frein majeur pour l'industrie française», d'autre part que «le tissu industriel régional souffre d'un faible nombre d'entreprises intermédiaires adaptées à la mondialisation du marché».
Le débat national se nourrit des échanges régionaux
Cette synthèse réalisée, publiée et transmise au comité national, les EGI en Midi-Pyrénées sont entrés dans une deuxième phase. Il s'agit maintenant de proposer un plan d'actions prenant en compte les enjeux identifiés préalablement. «L'État a la volonté de préparer l'activité de demain en plaçant l'industrie au centre: c'est le moment de s'exprimer!», lance Aurélie Bray, chargée de mission à la division développement industriel et technologique et compétitivité économique de la Drire Midi-Pyrénées. Un «canevas» est mis en ligne sur le site de la Drire pour permettre au grand public et aux entreprises d'adresser leurs propositions d'actions. Le 21décembre dernier, 64contributions avaient ainsi été déposées. Consciente de l'attente forte des acteurs régionaux quant à la prise en compte de leur réflexion au niveau national, Aurélie Bray se veut rassurante: «Nous sommes chargés de faire la navette entre le national et le local depuis le début des EGI et l'on sent une vraie écoute de la part de Paris. Le débat national se nourrit des échanges régionaux, c'est une certitude.» Le 19 janvier, une réunion publique clôturera l'ensemble des travaux menés en région.
www.midi-pyrenees.drire.gouv.fr www.etatsgeneraux.industrie.gouv.fr
Le 7 décembre a débuté la phase 2 des États Généraux de l'Industrie en région. Il est encore temps, pour les entreprises, de faire des propositions d'actions et de s'impliquer, à leur mesure, dans la définition de la future politique industrielle de la France.