Bien qu’il n’assure plus l’intérim à la direction générale de Virbac (6 400 collaborateurs, 1,397 Md€ de CA 2024) depuis l’arrivée à ce poste de Paul Martingell le 1er septembre, Habib Ramdani a présenté les résultats semestriels du groupe pharmaceutique vétérinaire, aux côtés du nouveau patron.
Un modèle "solide"
Et pour le directeur financier du groupe, ces résultats "démontrent une fois de plus la solidité du modèle" de Virbac, avec un chiffre d’affaires de 738,3 millions d’euros pour ces six premiers mois, en hausse de 5,6 %. "C’est une croissance organique à la fois saine et bien répartie", assure-t-il, nourrie notamment par le lancement de deux produits traitant deux maladies du chat et du chien. "De belles réussites", alors que le groupe s’apprête à lancer deux autres produits d’ici la fin de l’année dont une innovation : "le premier aliment médicamenteux".
Sur le plan géographique, seule l’activité dans la zone Pacifique a enregistré une baisse (-7,9 %), toutes les autres sont en croissance, notamment l’Europe et l’Amérique du Nord. À noter que la hausse des droits de douane américains n’impacte que très peu Virbac. "À l’horizon 2026, 80 % de notre chiffre d’affaires réalisé aux États-Unis l’est grâce à des produits fabriqués aux États-Unis, précise Habib Ramdani. Donc, on est impacté sur les 20 % qui restent en fonction des pays de provenance. Nous estimons l’impact autour de 4 millions d’euros en année pleine, ce qui reste relativement limité par rapport à notre profitabilité d’ensemble.
Baisse du résultat
Le bémol est à trouver dans le résultat opérationnel, en repli de -10,2 % par rapport au premier semestre de l’exercice précédent, à 135 millions d’euros. "La marge est un petit peu en recul par rapport au premier semestre 2024 qui avait été particulièrement élevé, concède Habib Ramdani. En revanche elle est parfaitement en ligne avec nos prévisions et elle nous permet du coup de confirmer notre guidance (orientation, NDLR) pour l’ensemble de l’année 2025." Virbac justifie cette baisse par des "facteurs conjoncturels" et par un arrêt technique programmé pour la maintenance d’un de ses sites de production. "Mais l’incidence est temporaire, les choses vont se retourner dès qu’on reprendra la production et que nous réabsorberons nos coûts fixes sur ce site-là."
Objectif annuel : + 4 à + 6 %
Les prévisions de Virbac demeurent donc strictement les mêmes qu’exprimées en début d’année, à savoir clôturer 2025 avec une croissance de son chiffre d’affaires entre 4 et 6 % à périmètre constant et un niveau de trésorerie autour de 80 millions d’euros.
"Dans l’intervalle, nous continuons évidemment le déploiement de notre plan stratégique", souligne le directeur financieri. Cela passe par la R & D ainsi que par des acquisitions qui restent "une priorité". "Il y a des opportunités. Nous cherchons celles qui créeront de la valeur, nous regardons des dossiers… C’est un marché qui reste dynamique."
Les projets industriels se poursuivent par ailleurs avec 250 à 300 millions d’euros d’investissement prévus à Carros, dont la construction d’un nouveau centre pour centraliser et optimiser la logistique, qui doit démarrer début 2026.