Implanté sur quatre hectares, le centre de Beaumont-le-Roger regroupe 4 000 m² de bâtiments abritant une quinzaine de moyens d’essais. Les besoins liés à l’électrification des mobilités constituent sa première cible. Collectivités, institutions, équipementiers et constructeurs figuraient parmi la centaine d’invités présents à l’inauguration.
Un ancien site industriel transformé et 14 emplois sur place
Le groupe a repris en février 2024 une ancienne friche industrielle, qu’il a entièrement transformée. À ce jour, quatorze personnes composent l’effectif du site, dont douze occupent des postes créés à cette occasion.
À terme, l’effectif pourrait atteindre une cinquantaine de collaborateurs, avec l’arrivée de nouveaux moyens d’essais. Selon Actutem, il s’agira notamment de moyens vibratoires et climatiques.
Des essais aux exigences de conformité réglementaire
Le centre permet notamment de provoquer l’emballement thermique d’une batterie, de tester sa résistance aux chutes et à la compression, de l’immerger ou de l’asperger, ainsi que de l’éprouver en cyclage. Une salle de pilotage des essais et une zone d’expertise complètent ces moyens.
Le groupe met en avant la prise en charge des batteries en amont, pendant et en aval des essais. Sébastien Potteau, directeur des opérations du Groupe Emitech, explique : « Nous recevons les batteries, nous les préparons, nous les instrumentons, nous les testons, puis nous les expertisons pour comprendre précisément leur comportement ».
La réglementation figurait également au programme de la journée. Alexandra Mulot et Mimoun Benabdelkader, du groupe, y ont présenté les implications du règlement européen (UE) 2023/1542 pour les fabricants et les intégrateurs. Les échanges ont notamment porté sur le marquage CE et la déclaration UE, l’élaboration du dossier de conformité, les preuves techniques et la catégorisation de la batterie.
Pour le groupe, la conformité doit être intégrée dès la définition du produit. Il souligne également la nécessité d’anticiper les prochaines échéances réglementaires, notamment en matière de contenu recyclé, de passeport numérique, de traçabilité et d’empreinte carbone.
La journée a également donné la parole à Christophe Aufrère, directeur général de la Plateforme automobile (PFA), ainsi qu’à Jean-Christophe Pin, directeur Ingénierie Après-Vente de Forsee Power, partenaire du groupe, qui a apporté son témoignage.
Des applications au-delà de l’automobile
D’autres équipements, imposants ou fortement électrifiés, pourront progressivement être accueillis sur le site. Ils pourront notamment relever du ferroviaire, de la défense ou de l’aéronautique, et inclure des systèmes de propulsion ou des équipements lourds.
Avec des cycles de développement qui se raccourcissent chez les constructeurs et leurs équipementiers, Emitech estime que la disponibilité de ses moyens d’essais est devenue un enjeu majeur. « Notre enjeu n’est pas seulement de savoir réaliser un essai, mais de pouvoir le réaliser au moment où le client en a besoin », souligne Stephan Lassausse, directeur général du Groupe Emitech.
Basé à Montigny-le-Bretonneux, dans les Yvelines, le groupe existe depuis plus de trente ans. Il travaille notamment pour les secteurs du médical, de l’énergie, de la défense, du ferroviaire, de l’aéronautique et de l’automobile.