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Electronie veut "exporter" ses cartes électroniques au-delà des Alpes-Maritimes
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Electronie veut "exporter" ses cartes électroniques au-delà des Alpes-Maritimes

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Fabricant de cartes et systèmes électroniques depuis plus de trente ans, Electronie a changé de mains fin 2023. L’entreprise basée à Mouans-Sartoux veut désormais renforcer sa présence et son expertise a minima dans toute la région Paca. Pour le faire savoir, elle s’appuie notamment sur des outils d’intelligence artificielle.

Matthieu Larrère, à gauche aux côtés de Lucas Lintignac, technico-commercial au sein de l'entreprise, a repris Electronie fin 2023 — Photo : Olivia Oreggia

De l’aéronautique au médical, Electronie fait valoir son savoir-faire dans tous les secteurs qui requièrent l’utilisation de cartes électroniques. Autant dire tous ou presque.

Dans le Var et les Bouches-du-Rhône

Pour l’heure, c’est essentiellement dans son fief azuréen que l’entreprise implantée à Mouans-Sartoux (Alpes-Maritimes), compte ses clients, PME, ETI, start-up et grands comptes. Lauréat de Réseau Entreprendre Côte d’Azur, Matthieu Larrère l’a reprise en novembre 2023 alors que son fondateur et dirigeant, Charles Pallanca, cédait sa place pour partir savourer sa retraite.

Depuis, sa priorité est précisément d’étendre son horizon commercial. "Charles avait un énorme réseau dans les Alpes-Maritimes, où Electronie est très connue et reconnue pour sa qualité, confie le nouveau patron. Mais il n’y a jamais eu de commerce à proprement parler, ni de commerciaux. Nous essayons désormais d’aller un peu plus loin. Je suis au moins une journée par semaine dans le Var et les Bouches-du-Rhône."

Les premiers pas sont concluants et les nouveaux clients présents, évoluant notamment dans la robotique (pour l’exploration de canalisations par exemple) ou le domaine militaire.

Electronie fabrique des cartes électroniques devenues indispensables à quasi tous les secteurs d'activité — Photo : Olivia Oreggia

Une prospection automatisée

Pour appuyer encore cette émancipation géographique, Electronie s’aide de l’intelligence artificielle. Si Matthieu Larrère vit aujourd’hui sa toute première aventure entrepreneuriale, il a occupé de nombreux postes de direction, la plupart dans l’électronique et l’informatique mais aussi dans l’e-commerce, la logistique ou l’imprimerie. Il y a découvert des outils digitaux qu’il déploie désormais à plus grande échelle pour optimiser sa prospection commerciale.

"Nous avons trouvé une entreprise qui a automatisé tout un tas de solutions, que j’utilisais par briques dans le passé. Cela change la donne, assure le dirigeant. Nous avons ainsi lancé des prospections automatiques, des messages, invitations ou relance, à partir de tout un tas de mots-clés, de noms de dirigeants ou d’acheteurs d’électronique. Il est très compliqué de déceler qui a besoin de cartes électroniques car il y en a partout. Là, des milliers de mails sont envoyés dans une démarche assez ciblée. Après nous prenons évidemment le relais. Cela donne de bons résultats avec, pour l’heure, 4 à 5 retours chaque semaine."

Étoffer les équipes

Electronie teste cette démarche depuis le début de l’été dans la région Sud et devrait l’étendre au-delà, à d’autres régions, prouvant ainsi que la réindustrialisation française n’est pas un vain mot et que les acteurs tricolores sont prêts à répondre aux commandes.

Et si les effets escomptés sont là et font gonfler le carnet de commandes, Matthieu Larrère compte bien recruter pour faire grandir encore la société composée à ce jour de 22 collaborateurs. Il espère pour cela un meilleur second semestre. La conjoncture pesant sur les résultats de l’entreprise azuréenne qui devrait cette année afficher un chiffre d’affaires en légère baisse autour des 3 millions d’euros, contre 3,2 millions d’euros l’année précédente.

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