Jean-Claude Crapart, directeur du Cetim Saint-Étienne
Le Cetim vient de renouveler son partenariat avec l'Enise. Quel bilan tirez-vous de ces quatre années? Le bilan est positif. À l'origine, l'objectif était de développer des collaborations sur deux domaines de R & D: l'usinage et les technologies de fabrication de poudre. En quatre ans, nous avons travaillé sur une vingtaine de projets dont deux projets FUI. Le premier, le projet Multimat avait pour vocation de fabriquer des pièces multimatériaux à partir de poudres métalliques. Le second, FGVV, visait à développer des procédés de perçage vibratoire à grande vitesse. Tous ces projets déboucheront à terme sur de nouveaux procédés industriels.
Ces bons résultats pourraient-ils conduire à un renforcement du partenariat entre le Cetim et l'Enise?
Nous avons effectivement prévu d'élargir notre collaboration à deux nouveaux domaines que sont l'ingénierie de surface et l'assemblage. Ces deux domaines sont étroitement liés. Maîtriser l'assemblage suppose de maîtriser les surfaces. Ce travail de R & D se ferra dans le cadre de Manutech, mais aussi dans le cadre d'un contrat rapproché avec l'Enise. Nous nous sommes engagés à financer des travaux de recherche auprès de laboratoires de l'Enise, à monter ensemble des projets de recherche appliquée avec des industriels. Un important travail va être fait sur la partie innovation pour déposer des brevets sur de nouvelles technologies d'assemblages.
D'autres projets dans le cadre de ce partenariat?
Nous avons aussi la volonté de nous développer dans le domaine du biomédical. Nous allons profiter de la bonne synergie des acteurs locaux comme le PTM, l'École des Mines et le Centre Ingénierie Santé pour développer de nouvelles technologies dans le domaine des implants orthopédiques. L'idée va être de mettre nos compétences en matière d'usinage, de poudre, de collage et de traitement de surface au service d'un marché.
- TROIS QUESTIONS