Brest en septembre, Nîmes et Morlaix en janvier 2025… voilà les prochaines ouvertures du réseau Elancia, enseigne de sport et fitness créée en 2003 dans le Puy-de-Dôme. Ces nouvelles salles seront lancées sous le modèle de la franchise. C’est aujourd’hui le principal axe de développement du groupe qui compte 51 salles, dont 34 en propre et 17 en franchise.
Un objectif de 300 salles dans l’Hexagone
Et dans un secteur qui a retrouvé son attractivité après l’épisode compliqué du Covid, Elancia affiche de fortes ambitions pour les prochaines décennies. "Nous comptons ouvrir 300 salles d’ici 15 ans, dont les deux tiers via des franchisés. L’idée est de mailler tout le territoire. Aujourd’hui, nous sommes présents dans 34 départements, surtout sur une diagonale qui va de Brest à Nice. Nous visons maintenant le Sud Ouest et le Nord Est notamment, où nous sommes peu implantés. Notre objectif est de devenir le leader national de la prévention santé par l’activité physique", explique Thierry Vallenet, le président du groupe arrivé en 2016 dans cette entreprise familiale.
Le label Sport Santé pour se différencier
C’est en fait, son beau-frère et sa belle-sœur qui ont lancé Elancia (110 salariés) et lui ont confié les rênes de l’enseigne, dont le siège social se situe à Aubière près de Clermont-Ferrand. C’est à cette période, d’ailleurs, que l’entreprise a changé d’échelle, passant de 14 à plus de 50 salles.
Elle a aussi obtenu le label Sport Santé. "Nous offrons un accompagnement personnalisé à nos clients avec un suivi régulier et individualisé par un coach qui adapte les programmes et utilise les outils connectés. Cela apporte une sécurisation dans la pratique. C’est notre plus-value pour nous différencier de nos concurrents", souligne ce dirigeant. Les concurrents, ils sont justement nombreux sur ce segment des salles de sport.
Un petit poucet en quête de croissance
Mais pour Thierry Vallenet, il y a encore de la place pour développer de nouveaux établissements. "Le marché n’est pas saturé. Un peu moins de 10 % des Français sont inscrits dans une salle de sport. Nous sommes en retard par rapport à nos voisins européens et encore plus par rapport aux pays d’Europe du Nord ", détaille le président d’Elancia.
La France compterait, en effet, 6,5 millions d’inscrits dans les 5 300 salles de remise en forme implantées sur le territoire. Et face à des mastodontes comme Basic-Fit et ses 800 salles ou bien CrossFit et ses "700 box", Elancia fait figure de petit poucet. "Nous ne jouons pas dans la même cour. Mais nous avons l’intention d’ouvrir une salle à Paris l’année prochaine. Cela devrait nous apporter une meilleure notoriété et nous permettre de changer de dimension", veut croire le dirigeant dont l’entreprise a enregistré, l’an dernier, 23 millions d’euros de chiffre d’affaires sur l’ensemble du réseau.
Les entreprises et le sport sur ordonnance dans la mire
Avec 63 000 adhérents et une croissance de 13 % en 2023, Elancia mise également sur deux nouvelles activités. La première concerne une offre de sport à destination des entreprises. Quatre sociétés, dont trois Clermontoises, ont déjà fait appel à l’enseigne pour prendre en charge la pratique de l’activité physique de leurs salariés dans le cadre du travail.
"Nous nous tournons aussi vers la prescription médicale. C’est un autre relais de croissance. Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale a ouvert la voie au sport sur ordonnance, qui peut être remboursé par la Sécu ou les mutuelles ", précise Thierry Vallenet. Avec derrière toujours la même boussole, chère à l’entreprise : le sport santé.