Edenis élargit son offre vers l'hébergement non médicalisé
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Edenis élargit son offre vers l'hébergement non médicalisé

Spécialisée dans les Ehpad, l'association Edenis prévoit l'ouverture de nouveaux lieux pour les plus de 60 ans non dépendants. Gérard Barbier, le directeur général exécutif explique la stratégie de l'association qui compte 1.400 emplois et totalise un chiffre d'affaires de 70 millions d'euros.

Un guichet unique. C'est ainsi que Gérard Barbier, à la tête de l'association Edenis, définit la nouvelle offre de son association. Edenis veut pouvoir répondre aux besoins du senior, de ses 60 ans à la fin de ses jours, et lui proposer différents lieux d'hébergement adaptés aux étapes successives de son vieillissement. L'association de maisons de retraite médicalisées ne ciblait jusqu'à présent que les personnes âgées non autonomes. Soit 1.800 personnes, accueillies dans 19 Ehpad (Etablissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes), toutes localisées en ex Midi-Pyrénées. « L'idée est de rassurer la personne âgée et sa famille et de proposer différents services d'accompagnements mais sur un proche périmètre », explique le directeur général exécutif.

Première résidence seniors à Blagnac

Ce brainstorming sur le nouveau positionnement d'Edenis a nécessité du temps pour éclore : des groupes de travail ont impliqué plus d'une centaine de salariés pendant un an. Les réflexions se concrétisent aujourd'hui avec un nouveau projet à Blagnac. Celui-ci consiste d'abord à déménager les occupants de l'Ehpad Emeraude vers une nouvelle propriété d'Edenis (à construire) qui disposera d'équipements modernisés et de services sur mesure (des salles destinées à certaines pathologies, par exemple). Les permis de construire sont déposés et le budget est estimé à 9 M€. Cette nouvelle résidence sera à 1 km de la précédente. Et, grande nouveauté pour Edenis, l'ancien Ehpad va être transformée en résidence seniors (appelée aussi résidence autonomie). « Rien de médical, seulement quelques services minimum et des équipements adaptés », explique Gérard Barbier, satisfait de pouvoir proposer une réponse de proximité : « Un couple dont l'un des époux doit être en assistance médicale pourra par exemple envisager de se retrouver quotidiennement, du fait de la proximité de leurs lieux de vie. » Autre avantage de ce regroupement : il sera plus facile pour la personne âgée autonome de basculer vers un hébergement en Ehpad, si elle ne change pas de quartier et si l'identité visuelle et les valeurs véhiculées sont les mêmes sur toutes les offres.

Proposer un parcours résidentiel complet

Un autre projet illustrant la vision d'Edenis est aujourd'hui en phase de signature dans le département, avec à nouveau cette notion de "campus" où un parcours résidentiel complet est mis en place. Celui-ci comprendrait un Ehpad, une résidence seniors non-médicalisée, mais aussi un centre médical et des services ouverts vers le reste de la population citadine (un restaurant, une crèche...). Si tout se signe comme prévu, l'ouverture est programmée pour 2019.

La mutualisation des moyens, l'atout fort d'Edenis

Soumis aux décisions des collectivités (activité conventionnée avec une baisse de l'offre de nouveaux lits), le marché des maisons de retraite, médicalisées ou non, publiques ou privées, est fortement concurrentiel. C'est de plus un secteur utra-réglementé : pour Edenis, la mise aux normes revient à 1 M€ d'investissement par an. Edenis est bien petit par rapport aux poids lourds du marché comme Korian, Orpéa ou Domus Vi. Comment se démarque-t-il ? Le bon rapport qualité/prix (loyer entre 2.000 et 2.500 € par mois) annoncé par Edenis tient à la mutualisation de ses moyens, avec un siège de 40 personnes à Toulouse et des Ehpad toutes centrées sur l'ex-Midi-Pyrénées. L'ancrage territorial fait la force d'Edenis.

Près d'une douzaine de maisons supplémentaires

Edenis est propriétaire de tous ses établissements (les premiers ont été rachetés à Promologis). La Vendinelle est le dernier établissement à avoir rejoint le groupe (en 2016) : « Opérateur de taille en Haute-Garonne, Edenis reste cependant discret à l'échelle nationale. C'est pourquoi l'association doit densifier son réseau », confie Gérard Barbier. Une foncière dédiée a été signée l'été dernier avec la Caisse des Dépôts et la Caisse d'Epargne : 100 millions d'euros au total, pour l'ouverture de 10 à 12 nouveaux établissements, soit près de mille personnes de plus à servir. Edenis a prévu donc de passer de 1 500 à 2 500 lits de 2015 à 2020. Ce développement se fera aussi par une extension géographique. L'association a répondu dernièrement à un appel d'offres vers Tarbes.

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