Dans un contexte de compétitivité internationale des écoles et de rationalisation, l'École normale supérieure de Lyon (ouverte en 1997) et l'École normale supérieure Lettres et Sciences humaines (délocalisée en 2000) ont créé une nouvelle structure. Depuis le 1erjanvier, la nouvelle ENS de Lyon mutualise les moyens et équipements de ses deux sites de René-Descartes (siège) et Jacques-Monod, tous deux situés dans le quartier de Gerland, à Lyon. «La fusion n'a pas pour but de faire des économies d'échelle, a expliqué à la presse le directeur général, Olivier Faron. Il s'agit de faire plus avec autant de moyens, c'est-à-dire gagner en cohérence pour nos grandes missions d'enseignement, de recherche et de diffusion des savoirs.» L'initiative de ce rapprochement, impulsée localement, a reçu les faveurs du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche.
Plus-value intellectuelle
L'école, qui accueille chaque année près de 500 nouveaux étudiants, pour moitié sur concours (sur 6.000 candidats) et pour moitié sur dossiers (dont 15% d'étrangers), insiste sur la «plus-value intellectuelle» recherchée par cette union: «Nos étudiants ne vont certainement pas avoir une carrière linéaire, a souligné le président de l'ENS de Lyon, Jacques Samarut. Ils seront d'autant plus aptes avec nos formations qui vont élargir les débouchés.Certains questionnements, comme le développement durable, concernent autant les sciences exactes que les sciences sociales.» Engagée à l'international avec des écoles partenaires, l'ENS de Lyon est en train de créer un réseau dans lequel les étudiants pourront naviguer, dès le master, avec le sentiment d'être toujours à l'ENS. Au niveau local, l'école, impliquée dans les pôles de compétitivité Lyonbiopôle, Axelera et LUTB, a le privilège d'accueillir une cellule support de l'Agence nationale de la recherche, qui gère un budget de 20M€. Dans les prochaines années, l'école devrait conserver ses deux sites, au coeur du Campus Charles-Mérieux qu'elle orchestre. De nouveaux équipements sont attendus d'ici à trois ans dans le cadre du plan Campus: des installations de restauration et des logements pour les étudiants, ainsi que 4.000 à 5.000m² de laboratoires supplémentaires.
L'ENS Lettes et Sciences humaines et l'ancienne ENS de Lyon ne font plus qu'une. Avec la mutualisation des moyens et des équipements, la priorité est donnée à l'interdisciplinarité.