Éclaircie lance la construction de ses 17 premières centrales solaires chez les agriculteurs
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Éclaircie lance la construction de ses 17 premières centrales solaires chez les agriculteurs

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Fondée à Lorient en 2024, basée également à Rennes, Éclaircie développe des solutions photovoltaïques à destination spécifiquement des bâtiments agricoles. Elle a levé des fonds pour lancer une première société d’investissement dédiée, comprenant la construction de 17 centrales solaires dans l’Ouest.

Éclaircie est composé d'une équipe de douze collaborateurs autour de Victor Mathevet et Nicolas Bergeron — Photo : Éclaircie

Fondée par Nicolas Bergeron et Victor Mathevet en avril 2024, la start-up Éclaircie compte bien se faire une place au soleil dans le secteur très disputé du photovoltaïque. La jeune société lorientaise, également basée à Rennes, a fait du développement de solutions photovoltaïques pour bâtiments agricoles sa spécialité. "Nous ne proposons pas d’agrivoltaïsme, ces champs de panneaux solaires qui consomment du foncier, mais uniquement des projets qui couvrent le toit de bâtiments, neufs ou anciens", précise Victor Mathevet, directeur général.

Des projets en tiers investissement

Éclaircie intervient en Normandie, Bretagne et Pays de la Loire, accompagnant les agriculteurs dans l’installation d’une centrale pour leur propre consommation ou pour investir. "Nous adaptons notre solution à chaque besoin, pour nous inscrire dans la durée sur les territoires, indique le dirigeant. Cela peut être de l’investissement pur, dans 15 % des cas. L’agriculteur investit dans une centrale sur un bâtiment neuf ou existant et revend son électricité. Ou alors, dans 85 % des cas, nous réalisons du tiers investissement. L’agriculteur reste propriétaire de son terrain, Éclaircie y construit un bâtiment dont il aura l’usage souhaité pendant trente ans, et nous exploitons la centrale."

L’équipe de 11 collaborateurs d’Éclaircie développe le projet, le dimensionne pour un bâtiment de 600 à 2 500 m², réalise les démarches administratives, gère la construction du bâti avec les entreprises locales, exploite et réalise la maintenance des installations.

Des levées de fonds en cours pour un premier lot

Pour lancer ses premiers projets, la start-up, qui fonctionnait jusque-là sur fonds propres (SAS au capital de 150 000 euros), a créé une première société d’investissement dédiée (une SPV, Special Purpose Vehicle), nommée Caliaco 1. Cette spécificité lui permet de lancer ses projets en lot, "pour trouver plus facilement des financements", explique Victor Mathevet. Caliaco 1 a ainsi réalisé une première levée de fonds, d’un montant de 767 000 euros, via un système d’émission d’obligations (avec Enerfip). Elle est suivie d’une seconde opération du même montant, en cours. "Avec 1,4 million d’euros, nous aurons environ 20 % du montant nécessaire au lancement de 17 premières centrales dans l’Ouest", explique Victor Mathevet. Le reste sera obtenu par dette bancaire, pour un coût total de 6,5 millions d’euros d’investissement.

Caliaco 2 à venir

Ainsi, les 17 premières centrales sortiront de terre en 2026. Elles auront une puissance totale de 6 MWc. "Nous allons lancer un Caliaco 2, puis 3, dès que nous aurons signé les prochains projets. Une vingtaine est en cours de montage, mais les délais d’instruction sont longs pour les permis de construire", indique le dirigeant. D’autant que la réglementation est mouvante en matière de photovoltaïque. Éclaircie doit donc trouver de nouvelles solutions de montage financier : "Nous allons devoir être créatifs, en revendant par exemple l’électricité à des entreprises proches, permettre du co-investissement ou réussir à stocker l’électricité sur batteries."

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