Domaines skiables de France : Sécuriser les chiffres d'affaires
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Domaines skiables de France : Sécuriser les chiffres d'affaires

Avec des investissements lourds et des aléas climatiques, les entreprises de domaines skiables essaient de sécuriser leurs chiffres d'affaires.

Certes, les stations de ski françaises se diversifient. On parle beaucoup d'activités hors ski avec piscine, patinoire et spa... Avec l'équation 1€ dépensé dans le domaine skiable, ce sont 5€ dépensés dans la station. Mais il n'empêche qu'il n'existe encore aucune station sans domaine skiable! «L'attractivité des domaines skiables n'a jamais cessé de croître. Même si la croissance ralentit, le nombre de journées skieurs en France augmente encoreun peu», explique Laurent Reynaud, secrétaire général du Syndicat national des téléphériques de France (SNTF) rebaptisé Domaines skiables de France. Avec plus de 200 entreprises de domaines skiables et une fréquentation de 56millions de journées skieurs, la France se hisse parmi les trois plus grandes nations mondiales du ski, au coude à coude avec les États-Unis et l'Autriche. C'est un secteur économique en soi qui fait vivre bien des territoires, des Alpes aux Pyrénées, en passant par le massif central et la Corse! Chaque année, les stations emploient 100.000 personnes.




Investissements lourds

Mais le secteur doit faire face aux aléas climatiques (pas de neige à Noël et la saison est ratée) et à des investissements de plus en plus lourds. «Un télésiège débrayable coûte en moyenne 5,9M€ aujourd'hui, contre 3,1M€ en 2000, soit une augmentation de 90% en 10ans!», commente le secrétaire général. Or, même si les investissements reculent, leur niveau reste très important, entre 25 et 30% du chiffre d'affaires. De plus, les stations françaises peuvent difficilement augmenter le prix des forfaits, déjà élevés, de l'ordre de 20,50 € en moyenne. D'où l'importance de sécuriser l'activité. Et pour cela, la neige de culture apparaît comme une bonne fée. «Elle permet d'assurer l'ouverture des stations à une date fixe et de sécuriser l'emploi des saisonniers et donc des chiffres d'affaires, argumente Laurent Reynaud. En moyenne, 20% des pistes françaises bénéficient d'un enneigement de culture.» Reste à connaître des températures négatives...




- www.domaines-skiables.fr

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