La société Deshons Hydraulique, aujourd'hui dirigée par Sophie Deshons, a vu le jour en 1948, fondée par son grand-père. À l'époque, spécialisée dans la chaudronnerie, l'entreprise travaillait pour le secteur de la pétrochimie. « Nous avons fait partie des toutes premières entreprises installées à Saint-Chamas. Nous avons débuté en même temps que Mariton ou Marius Bernard », commente la dirigeante.C'est lorsque son père entre dans la société que Deshons Hydraulique se positionne sur le secteur de l'aéronautique. « Mon père travaillait pour Eurocopter et il s'est lancé dans la conception et la fabrication de groupes de test pour l'aéronautique. Nos appareillages permettent de tester les commandes hydrauliques d'un avion », ajoute-t-elle.L'entreprise est aujourd'hui uniquement positionnée sur ce secteur et réalise 30 % de ses 5 M€ de chiffre d'affaires sur les marchés étrangers auprès de la plupart des constructeurs d'avions et des compagnies aériennes.« Nous vendons également aux centres de maintenance ou aux centres d'essais en vol. L'Asie est notre premier pays client à l'export ».
« Le coûtdu travail pèse sur l'export »
Les groupes de test fabriqués par Deshons peuvent être mobiles ou fixes.« À Toulouse, nous avons équipé les chaînes d'assemblage d'Airbus, de l'ATR à l'A350. Nous avons livré sur les six premiers mois de l'année toute une série de matériels innovants à Airbus dans le cadre de la construction de l'A350. Nous sommes également sur les rangs dans le domaine de l'aviation d'affaires avec le Falcon F5X. Nous devrions livrer nos premiers produits au début 2014 ».Sophie Deshons est entrée dans l'entreprise en 1997 et en a pris la direction opérationnelle en 2006. Elle a élargi les activités de l'entreprise en proposant des outillages spécifiques à ses clients ou en se positionnant sur des bancs d'essai carburant par exemple.« Nous sommes spécialistes d'un marché où nous nous retrouvons confrontés à une dizaine de concurrents en Europe et une quinzaine dans le monde. Ce sont des entreprises de taille similaire à la nôtre. Nous réalisons des groupes de test depuis les années 1960 et nous avons une bonne renommée auprès des constructeurs. Nos produits ont une ergonomie, une finition reconnue. Ce qui nous pose problème, à l'export, c'est le coût du travail, notamment quand on se compare aux États-Unis ou à des pays comme l'Autriche, qui sous-traite en Pologne par exemple. Nous fabriquons tout en France et nous en sommes fiers », poursuit la dirigeante par ailleurs présidente de l'association des entreprises de Saint-Chamas (AESC) qu'elle a créée en janvier 2009.
Fédérer les entreprisessur le territoire
« Nous regroupons vingt-trois sociétés sur les soixante installées dans la commune. Nous sommes également intégrés dans une fédération qui regroupe les parcs d'activités de Saint-Chamas, Lançon, Salon, Rognac et Velaux. L'objectif est de fédérer les entreprises pour avoir plus de poids au niveau local. Nous travaillons ainsi avec l'Agglopôle afin de mettre en place une signalétique commune pour l'ensemble des sites d'activités. Nous nous sommes également positionnés sur la taxe CFE et nous organisons des journées recrutement », conclut la dirigeante.
Deshons Hydraulique
(Saint-Chamas)Sophie Deshons Dossetto40 salariésCA : 5 M€04 90 50 92 00www.deshons.fr