By By Delmotte, bienvenue à Mademoiselle Desserts. Fondée en 1999 à Broons, par Christophe Delmotte, l'entreprise éponyme vient de changer de nom. Dans le cadre d'une refonte de son identité sociale et marketing, l'ex Européenne des desserts, actionnaire de Delmotte depuis 2010, vient généraliser sa nouvelle appellation ses quatre sites français, ses deux sites anglais ainsi que sa nouvelle acquisition aux Pays-Bas. « La nouvelle marque est effective depuis avril 2016, précise Guillaume Maroulier, directeur du site. Cette stratégie ne remet pas en cause le savoir-faire et l'identité de chaque usine. Broons est et restera une place forte en matière d'entremets, de tartes et de bûches surgelés. Nous avons une réelle expertise, reconnue chez nos clients, sur ce type de produits très qualitatifs ». Sur les 167 millions d'euros de chiffre d'affaires, pour 1 034 salariés, l'unité costarmoricaine pèse une vingtaine de millions d'euros pour 189 salariés.
Un fonds au commande
Basée à Montigny-le-Bretonneux, Mademoiselle Desserts, dirigée par Didier Boudy, a pu compter sur le soutien du fonds d'investissement d'Equistone Partners Europe pour porter cette harmonisation marketing et conserver son statut de leader français sur le marché de la pâtisserie industrielle surgelée. « La GMS, et notamment ses rayons pâtisseries libre-service, représente 59 % de notre activité, le reste étant commercialisé dans les réseaux de restauration hors-domicile ». 520 références sortent tous les ans du site de production de Broons. « Nous disposons d'un outil performant qui se déploie sur 8200 m². Dans notre cas, par la spécificité de nos produits qui sont à 70 % des entremets, nous servons à 30 % la GMS mais à 50 % la restauration hors-foyer. Davigel, Pomona ou Brake font partie de nos premiers clients ».
Des investissements
Pour garder un haut niveau de performance, qui lui permette d'exporter notamment aux Royaume-Uni mais aussi aux USA et en Asie 20 % de ses volumes, une enveloppe de 450 000 euros est injectée en moyenne par an dans l'acquisition de nouveaux matériels. Des projets d'extension des capacités de stockage des matières premières, tout comme des réflexions autour du process de surgélation, sont dans les cartons. « Rien n'est acté mais nous restons conscients que pour conserver cette exigence de faire des pâtisseries à l'image d'un artisan, il est nécessaire d'investir. »