L'an passé, la candidature d'EDF a été préférée à la vôtre sur le dossier Photowatt. Quelles étaient vos ambitions?
La décision d'adosser Photowatt à EDF était la solution la plus sûre pour les salariés. Pour autant, notre projet industriel était aussi cohérent. Nous avions pour objectif de mieux structurer la filière photovoltaïque
en France qu'elle ne l'est aujourd'hui. Nous voulions faire de Photowatt un grand démonstrateur de notre savoir-faire en vendant des équipements français dans le cadre d'une usine clé en main; un objectif que nous poursuivons, mais sans Photowatt. Nous sommes toujours positionnés sur des projets de croissance externe, mais pas de cette dimension. Il s'agit avant tout d'améliorer les compétences du groupe.
Comment s'annonce l'année 2013?
L'année 2013 sera celle de la consolidation de nos acquis et de la rationalisation de nos produits. L'entreprise
a connu un développement important, notamment au niveau commercial et de la R & D.Nous voulons rester vigilants pour ne pas aller trop vite.
Vous avez repris l'entreprise en 2008 au moment de la crise ; n'était-ce pas une prise de risque?
C'est toujours une prise de risque de reprendre une entreprise en difficulté même si on la connaît bien. Mais c'est un risque qui valait le coup. C'est passionnant de diriger une entreprise à taille humaine implantée dans le monde et majoritairement exportatrice sur des marchés porteurs.