Les prévisions tablaient sur une baisse de 3 % des emplois cadres dans les Pays de la Loire en 2025. Selon le bilan réalisé par l’Association pour l’Emploi des Cadres (Apec), elle n’aura finalement été que de -1 %, avec 14 670 recrutements. À l’échelle nationale, la baisse a pourtant bien été de 3 %, avec un total de 294 000 embauches de cadres. "Les Pays de la Loire sont une région multisectorielle. Lorsqu’un secteur va moins bien, d’autres peuvent prendre le relais et tirer le territoire vers le haut", estime Michele Sallembien, déléguée régionale de l’Apec Pays de la Loire. Depuis 2023, les embauches de cadres se sont stabilisées autour de 15 000, après des années de forte croissance de 15 et 18 % en 2022 et 2023.
Le Maine-et-Loire en plein boom
Sur les 175 000 emplois cadres comptabilisés au total dans la région, 100 000 sont concentrés sur la Loire-Atlantique. "Le Maine-et-Loire est le département qui a le plus augmenté ces dix dernières années, avec maintenant 28 000 emplois cadres. Il y a eu beaucoup d’actions pour faire venir les entreprises sur ce département, et cela débouche sur une attractivité nouvelle", analyse Michele Sallembien.
Une hausse de 5 % des emplois cadres en 2026
Pour l’année à venir, l’Apec mise sur une hausse de 5 % de l’emploi cadre en 2026 dans la région (vs 4 % au niveau national). "Notre projection table sur 15 400 recrutements, dont 51 % dans les TPE et PME", ajoute la déléguée régionale. Sans grande surprise, c’est l’industrie qui permet à la région de se démarquer, en représentant 20 % des embauches à venir, contre 14 % au niveau national. Il faut dire que le secteur se porte bien, avec des commandes qui débordent pour plusieurs poids lourds de la région, comme les Chantiers de l’Atlantique, Airbus, ou encore Naval group. Au-delà, il y a également les services à forte valeur ajoutée (DRH, directeur qualité, service IT, sécurité etc.) qui pèsent dans la balance en représentant 53 % des emplois prévus, contre 50 % dans le reste de l’Hexagone. Néanmoins, ces premiers mois de 2026, avec les impacts de la guerre au Moyen-Orient, rendent difficilement prévisibles les mois à venir, et pourraient bien décaler certains investissements ou recrutements dans le temps.