Créée en décembre2008, avec une réception d'actifs effectuée début 2009, la filiale ?industrie? de Cybernétix, baptisée CyXplus, marque la dernière touche d'une mutation initiée par la société marseillaise en 2004. Une restructuration de ses activités et de son organisation, doublée d'un recentrage en direction du marché des énergies (pétrole, gaz, nucléaire), qui permet aujourd'hui à l'entreprise d'anticiper pour 2009 une croissance de son chiffre d'affaires de l'ordre de 20%, ainsi qu'un retour à la rentabilité. Zoom sur la transformation de cette société spécialisée en robotique et automatisme pour les interventions en milieux hostiles.
Restructuration en 2004
Créée en 1985 par Charles Palumbo, avec deux actionnaires de référence, Technicatome et Comex SA, la société Cybernétix connaît ses premières heures de gloire avec la conception de machines spéciales destinées aux fabricants de cartes à puce. «Il s'agissait de l'une des deux entreprises françaises présentes sur ce marché à l'époque, rappelle Gilles Michel, actuel P-dg de la société. Cela a permis à Cybernétix de prendre son essor, et d'élargir son spectre de compétences, avec le développement de machines liées aux domaines de l'industrie, du nucléaire, du milieu marin et sous-marin, et quelques beaux projets dans le secteur militaire...» Mais en 2002, le créateur de l'entreprise se retire, pour raisons de santé. Un nouveau président est désigné et des acquisitions sont réalisées. «En2003 et2004, la société a connu de très gros soucis, car certains de ses marchés devenaient plus tendus, et les intégrations de certaines sociétés acquises se faisaient mal, analyse Gilles Michel. L'entreprise était alors proche du dépôt de bilan». C'est à cette époque que cet ancien président du directoire de Gemplus SA, est appelé pour reprendre les rênes de la société. «Nous avons été conduits à mettre en place des programmes de restructuration, afin de remettre la société sur des rails, et à nous focaliser sur certains marchés», explique-t-il. Lors de cette refonte complète de son fonctionnement, Cybernétix est contraint de se séparer de 20% de ses effectifs, et doit céder plusieurs de ses filiales. «Notre souci était de mettre en place une stratégie claire, autour de trois grands axes porteurs: le parapétrolier marin et sous-marin, le nucléaire, et l'industrie, tout en conservant une activité liée au monde de la défense». Côté parapétrolier, la société se focalise notamment sur la mesure, le suivi, le monitoring des structures sous-marines, par grands fonds. Mais aussi sur l'inspection, la maintenance et la réparation de ces structures, ainsi que sur la détection de fuites ou de chocs sur les pipelines, et sur les problématiques sismiques. D'autre part, le marché du nucléaire permet à la société de mettre à profit sa technicité. «En la matière, nous offrons à nos clients de solutions complètes, en nous appuyant sur des technologies propriétaires, estime Gilles Michel. De l'étude au support aux opérations, en passant par la réalisation et l'installation».
Filialisation de l'activité industrie
Enfin, la dernière grande activité de Cybernétix concerne le secteur industriel. «Nous l'avons centré autour de trois domaines: le pneumatique, la pharmacie et le développement en atmosphères explosives, rappelle le dirigeant. Mais cette activité industrielle a énormément souffert de la crise...» Un phénomène qui a conduit dernièrement la société à repenser à nouveau son positionnement, en se recentrant totalement sur les secteurs de l'énergie. En 2008, ses activités ?Energie, Oil & Gas? ont en effet enregistré une croissance de+74%, tandis que l'activité nucléaire augmentait de 39%. L'activité industrielle, elle, s'est sensiblement dégradée au cours de la même période (- 21%), impactant ainsi la rentabilité de la société, qui a donc décidé de la filialiser. «Notre mutation est désormais réalisée», conclut Gilles Michel.
Après deux années difficiles, en2003 et2004, la société marseillaise Cybernétix, spécialisée en robotique et automatisme pour les interventions en milieux hostiles, a procédé à sa complète restructuration. Avec une focalisation sur les secteurs de l'énergie, et la filialisation, début 2009, de ses activités industrie.