Un climat morose s'esquissait depuis quelques années. Malgré le regain de 2007, le cru 2008 est venu confirmer la mauvaise pente prise par le secteur de la restauration costarmoricaine. La faute notamment à une météo capricieuse et un pouvoir d'achat en berne. Les chiffres sont éloquents. 59% des restaurateurs enregistrent un recul de la fréquentation, les pays de Dinan et du Trégor, premières zones touristiques du département, étant touchés de manière exacerbée. Rares sont les restaurateurs (19% seulement) qui ont vu leur chiffre d'affaires progresser en 2008. En cause: un maintien du ticket moyen, qui, en marge de la fréquentation touristique, constitue dorénavant l'enjeu numéro un pour la profession. Heureusement, un sixième de la clientèle permet de sauver les meubles: les Anglais et les Allemands, en tête de liste. Autre tendance: les clients privilégient de plus en plus les formules qui restreignent alcool, dessert et café... tout en étant plus exigeants en terme de qualité. Dans ce contexte, il revient aux restaurateurs d'explorer judicieusement les différentes voies pour «Vendre plus au restaurant». Communication et prestations mieux ciblées, couplage d'activités, horaires de service plus souples sont autant de pistes de réflexion.
Le contexte économique sensible le laissait présager, l'enquête de la CCI l'a confirmé: la restauration costarmoricaine a accusé le coup en 2008. Pour palier cette tendance, une meilleure connaissance des comportements de consommation apparaît salutaire.