Conjoncture : «Le pic de la crise est derrière nous»
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Conjoncture : «Le pic de la crise est derrière nous»

Dominique Estève, président de la CCI NCA, et Yvon Grosso, son homologue de l'UPE06 ont présenté un bilan globalement positif pour l'économie départementale en septembre. L'emploi et les NTIC présentent cependant quelques bémols...

Le discours reprend des couleurs au Palais Carabacel. Après des mois de crise économique, le début de l'année 2010 signait déjà un petit regain d'optimisme. Lors du traditionnel point conjoncture de rentrée de septembre, la chambre a même présenté des «résultats globaux supérieurs aux prévisions».




15% de croissance dans le bassin grassois

«La crise n'est pas terminée, mais le pic est derrière nous», s'est réjoui Yvon Grosso, président de l'Union pour l'entreprise des Alpes-Maritimes (UPE06). L'optimisme des dirigeants repart en effet à la hausse. Et pour cause, le chiffre d'affaires augmente dans tous les bassins économiques du département. Et «l'embellie économique n'en est qu'à ses débuts», parie Dominique Estève, président de la Chambre de commerce et d'industrie Nice Côte d'Azur (CCI NCA). En tête des progressions le secteur grassois, qui enregistre une hausse moyenne de CA de 15% sur le premier semestre.




Retard de l'emploi

Les affaires reprennent, mais pas l'emploi. Sur cette zone, il ne progresse que de 1,5%, soit deux fois moins que les commandes. «Cette faible progression est le fruit de la politique de maintien de l'emploi menée à Grasse pendant la crise», justifie le président de la chambre consulaire. Pourtant le retard de l'emploi par rapport à la croissance se confirme dans tous les bassins, dans des proportions moins spectaculaires. «Il y a toujours un décalage sur le marché de l'emploi, mais le fait que l'intérim progresse de 2% est le signe d'une tendance positive», approfondit Yvon Grosso. Cependant, le département compte toujours plus de 63.000 demandeurs d'emploi.




Les NTIC peinent à repartir

Positif à tous les étages, donc, mais on note que même en augmentation, le CA des NTIC (1.858M€ au premier semestre 2010) n'a toujours pas retrouvé son niveau de 2001 (1.873M€). Un mauvais signe pour Sophia Antipolis. «Le secteur des technologies explose très rapidement, mais il peut aussi retomber très vite», craint Dominique Estève. Les concurrences indiennes et chinoises planent donc sur la technopole...

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