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Compostu prépare une levée de fonds pour développer ses solutions de gestion des biodéchets pour les professionnels
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Compostu prépare une levée de fonds pour développer ses solutions de gestion des biodéchets pour les professionnels

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À Reims, Compostu lance sur le marché sa technologie de compostage électromécanique des déchets alimentaires des professionnels, vendue en complément d’une balance pour les biodéchets. Se préparant à une accélération rapide des ventes, la jeune pousse prépare deux levées de fonds entre 2026 et 2028.

Incubée par Innovact, Compostu est basée à Reims — Photo : Compostu

À l’origine de Compostu (8 collaborateurs) réside un constat : "Pendant le Covid, on s’est aperçus qu’à la maison, nous avions beaucoup de déchets alimentaires. Pour les professionnels, c’est le même problème", lance Tristan Athanase, cofondateur et dirigeant de la start-up rémoise. Créée en 2024, l’entreprise s’adresse principalement aux restaurateurs, mais également aux traiteurs, aux écoles ou encore aux supermarchés, dans l’objectif de traiter les déchets alimentaires directement dans ces établissements. Un processus permis grâce à un compost électromécanique développé par la start-up, qui broie, mélange et hygiénise les biodéchets. Après 8 à 10 semaines, le client obtient un compost prêt à l’emploi.

À ce stade, Compostu termine le développement de sa machine, qu’elle souhaite finaliser et installer dans 5 à 6 établissements d’ici fin 2026. La jeune pousse espère ensuite accélérer son déploiement à l’aide d’une première levée de fonds d’un million d’euros à horizon fin 2026, voire début 2027. Cette opération devrait être suivie d’un second tour de table de 2,5 à 3 millions d’euros en 2028, année où la start-up devrait atteindre l’équilibre.

Compostu prévoit une première levée de fonds à horizon 2026-2027 — Photo : Compostu

8 000 euros

Nommée Compostu, la technologie est commercialisée au prix de 8 000 euros. "Le gaspillage alimentaire représente 10 à 15 % des dépenses d’achat de denrées alimentaires des restaurateurs. Cela représente plusieurs dizaines de milliers d’euros", estime Tristan Athanase. La start-up évalue en moyenne les économies potentielles réalisées par ses clients à 2000 euros par an. "Ils économisent sur le prix de la collecte des déchets alimentaires", poursuit le dirigeant.

Des économies pour les restaurateurs

Par ailleurs, les restaurateurs peuvent également toucher de l’argent grâce au compost créé. "Lorsque le compost est prêt, soit ils l’utilisent eux-mêmes, soit nous le récupérons pour le redistribuer à des partenaires locaux. Nous reversons à nos clients 30 % de la somme touchée lors de la vente du compost", précise Louis Cornu, responsable communication et marketing de Compostu. À ce stade, la jeune pousse travaille avec un partenaire situé près de Reims.

Tristan Athanase est le dirigeant de Compostu — Photo : Compostu

Prévenir la production de déchets alimentaires

En parallèle, Compostu commercialise également la Pezpo, une balance connectée d’analyse. Pouvant être intégrée au Compostu, cette dernière pèse les biodéchets et permet à la start-up de fournir à ses clients des alertes, ou encore des comparatifs de l’établissement d’un client par rapport à un autre établissement. "En développant le Compostu, on s’est aperçus que l’on pouvait aussi aider les restaurateurs à réduire leurs déchets. La Pezpo permet par exemple à une cantine de savoir si un repas a plus ou moins fonctionné et d’adapter leurs recettes pour produire moins de déchets à l’avenir", analyse Tristan Athanase. "Pezpo agit en prévention (réduction en amont), quand Compostu boucle la boucle (valorisation en aval)", cible l’entreprise.

La start-up développe également une balance connectée nommée Pezpo — Photo : Compostu

Une marche industrielle

À ce stade incubée chez Innovact, à Reims, l’entreprise y assemble elle-même ses machines. "Si l’on vise une échelle nationale, voire internationale, il faut se préparer à répondre à une demande exponentielle", anticipe le dirigeant. Pour répondre à cette demande, la jeune pousse sous-traitera une partie de la fabrication des composants de ses technologies, "le plus localement possible". Mais souhaite garder la main sur l’assemblage, en fin de chaîne. Par ailleurs, Compostu pourrait à l’avenir développer d’autres technologies de recyclage à horizon 2028, en fonction des demandes clients.

Reims # Greentech # Services # Start-up # RSE # Levée de fonds # Innovation
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