Permettant aujourd'hui au consommateur d'acheter des téléphones de seconde main, la start-up rennaise Combak, née au printemps dernier, est en quête de 300 000 euros. Le tour de table doit notamment lui permettre d'élargir son offre.
Les créateurs
Combak a été lancé en avril 2024 par trois associés : Élise Moutarlier, cofondatrice de la compagnie d’assurances Lovys, Pierre Touré, ancien développeur chez Ornikar, et Tom Rouchy, ingénieur en éco-énergie et ancien buniness developer chez NewHeat. Élise Moutarlier et Tom Rouchy se sont rencontré au sein du programme Ticket for Change, à Paris, tous deux ayant la même idée de développer une plateforme comparative d’offres de produits reconditionnés. "Je voulais acheter plus responsable, mais je perdais du temps à faire dix fois la même recherche sur différents sites de seconde main. J’ai voulu créer Combak pour regrouper toutes les offres au même endroit", explique Élise Moutarlier. La start-up, créée sous forme de SAS à Rennes, se donne pour mission de "faire de la seconde main, le premier réflexe de consommation". Elle se fait immédiatement accompagner par la French Tech Rennes Saint-Malo, intègre l’accélérateur Novapuls et, en parallèle, l’incubateur parisien La Ruche.
Le projet
La plateforme permet au consommateur d’identifier les meilleures offres de smartphones reconditionnés, en temps réel. Ce produit est actuellement l’un des plus recherchés en reconditionné et très impactant pour l’environnement. "25 % des téléphones vendus aujourd’hui sont des appareils reconditionnés, c’est déjà dans les usages et c’est pour cela que nous lançons d’abord cette verticale, explique Élise Moutarlier. De plus, les écarts de prix peuvent être conséquents par rapport au neuf, de l’ordre d’une centaine d’euros sur un même modèle d’iPhone 13 reconditionné par exemple."
Peu à peu, Combak ajoutera d’autres produits à son comparateur. Dès ce début d’année 2025, la plateforme intègre la comparaison d’offres d’ordinateurs et de produits électroniques comme les casques audio. Pour fonctionner, la start-up signe des accords d’affiliation avec des reconditionneurs ou places de marché. "C’est ce qui nous permet de nous positionner comme un tiers de confiance, rassurant les consommateurs sur leur acte d’achat", explique la dirigeante, qui travaille déjà avec une vingtaine de partenaires, dont le malouin Quel Bon Plan, qui a été "le premier à faire confiance à Combak", mais aussi Backmarket, Fnac ou Darty.
Les perspectives
Après les smartphones et ordinateurs, Combak va ajouter progressivement d’autres produits reconditionnés ou d’occasion à son comparateur, qui est déjà connu de 25 000 utilisateurs. "L’électroménager viendra courant du premier trimestre 2025, puis les livres, par exemple, cite Élise Moutarlier. Notre objectif est de faire que la seconde main soit un réflexe de consommation. Ensuite, nous espérons devenir le hub de l’achat-revente-location."
Pour cela, la start-up, qui s’est jusqu’alors développée sur fonds propres (et avec prêts et subventions), cherche à lever des fonds. Elle a besoin de 300 000 euros. Cette somme lui permettra d’augmenter ses effectifs de cinq personnes. Elle est pour l’instant composée des trois associés, d’un alternant et d’un stagiaire.
"Nous devons également poursuivre notre R & D, et financer des actions de marketing", ajoute Élisent Moutarlier. Fin 2025, elle vise le million d’euros de volume d’affaires et 15 millions en 2027, se rémunérant auprès de ses partenaires comme un apporteur d’affaires.