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Comment la biotech Orphit s'est penché sur le traitement post-AVC
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Comment la biotech Orphit s'est penché sur le traitement post-AVC

Fondée en 2015, la biotech a racheté les droits de la molécule Ymalzen et oriente ses recherches vers le traitement post-AVC. Elle recherche 300 000 euros.

C'est l'histoire d'une biotech - Orphit - qui vient de trouver sa voie. Car, comme le précise son dirigeant, Stéphane Laruelle, « pour réussir, il ne s'agit pas seulement d'avoir un bon produit, il faut une bonne stratégie déroulée au bon moment dans le bon environnement ». C'est toute la difficulté de l'exercice. Et Orphit n'y échappe pas, elle qui recherche un premier financement de 300.000 euros afin d'enclencher sa phase d'études cliniques pilote dès 2018. Et ainsi mettre à l'épreuve une molécule « très prometteuse » contre les maladies neuro-dégénératives orphelines.

Le parcours d'Ymalzen

Cette molécule, baptisée Ymalzen, a été développée par l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) pour ses propriétés anti-inflammatoires. Puis, elle a été reprise par la biotech nîmoise Syntem, passée en 2007 dans le giron de la société niçoise CLL Pharma, spécialisée dans le développement de super génériques. Cette dernière pousse les recherches sur le créneau des maladies auto-immunes. Avant de la céder à l'un de ses salariés, en l'occurrence Stéphane Laruelle, fondateur d'Orphit en janvier 2015. L'ingénieur-chimiste dispose alors d'une molécule ayant déjà fait l'objet d'une dizaine d'années de travaux « prouvant la bonne tolérance du produit ». Toutefois, elle peine à trouver des financements faute d'un bon positionnement. Il fait alors le choix d'attaquer les maladies neuro-dégénératives, et notamment Alzheimer, mais se heurte lui aussi à la frilosité des investisseurs, échaudés par 20 ans de recherches et autant d'échecs.

Traitement post-AVC

Fin 2016, Orphit pivote alors vers le traitement post-AVC. « Les accidents vasculaires cérébraux touchent chaque année 15 millions de personnes dans le monde. Un tiers en garde des séquelles, d'où le besoin de protéger leur cerveau contre l'inflammation. À cet égard, Ymalzen présente un profil parfait », assure-t-il. Et stratégiquement parlant, ça a du sens. « Cette indication est plus pertinente en termes de développement clinique, les coûts sont moindres, les débouchés potentiellement plus rapides et l'enjeu tout aussi majeur ». Reste donc pour Orphit à convaincre des partenaires scientifiques et financiers de se lancer dans l'aventure à ses côtés.

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