Colin ingrédients : Recettes d'un développement soutenu
# Industrie # Investissement

Colin ingrédients : Recettes d'un développement soutenu

Colin ingrédients, à Mittelhausen construit un ?Culinary center? qui regroupera la R & D et le développement de solutions culinaires, signées par des chefs.

La société Mittelhausenoise connaît des évolutions majeures. Au-delà du changement d'identité commerciale, intervenue début 2009 -Colin Palc est devenu Colin ingrédients suivi de la signature «la solution culinaire» - la construction d'un centre culinaire est en cours. 400.000euros sont investis dans ce centre qui devrait être terminé en septembre. Il mobilise déjà 15 personnes dont deux nouvelles recrues pour étoffer le rang des ingénieurs.




De bons ingrédients

Colin ingrédients (165 personnes, 37M€) n'a pas l'intention de se cantonner «à vendre des arômes et des légumes, mais de proposer des applications destinées au produit final ou à la recette finale», explique Éric Colin P-dg de la PME familiale bas-rhinoise. Le nouveau logo renvoie à travers ses pictogrammes, à ses trois métiers: la conception, production et commercialisation des arômeset colorants; les déshydrations sous vide ou à air chaud d'herbes, de légumes, d'épices, de champignons, de fruits et de graines, et une troisième activité autour des ingrédients technologiques, des texturants et des émulsifiants. Ces produits sont déjà développés et commercialisés. Mais le Culinary center permettra à la société de passer à la vitesse supérieure «sur notre cible des industries alimentaires qui représentent les deux tiers de notre chiffre d'affaires, souligne Éric Colin. Le dernier tiers est fourni par la restauration». Il lui permettra aussi de regrouper sur une surface de 300m², les activités de R & D et des applications réalisées par le chef Stéphane Bohr -passé par des cuisines prestigieuses telles celle du Crocodile à Strasbourg- et David Dagonneau jadis en poste chez le pâtissier Thierry Mulhaupt.




Insatiable

Pour développer son activité, Éric Colin veut renforcer sa présence sur le marché international: «Nous réalisons 15% de notre chiffre d'affaires à l'export, il nous faudra passer à 35% dans les cinq prochaines années, c'est pourquoi j'ai renforcé l'équipe export avec 3 personnes». Les cibles sont en Asie, en Amérique Sud, en Amérique Centrale «où nous avons livré notre premier container cette année» se réjouit-il. Mais également au Maghreb où le groupe est fortement présent grâce à sa prise de participation dans une entreprise tunisienne qui rayonne dans les pays d'Afrique du Nord. L'Europe reste bien évidemment en ligne de mire, mais «en bon Européen convaincu, je ne cite pas l'Allemagne, ni la Belgique qui sont nos marchés habituels. Je les inclus dans une direction nationale», sourit Éric.

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