Entré au CJD en 2003, Cédric Dhalluin vient de succéder à Jorges Goncalves à la présidence régionale du réseau des jeunes dirigeants d'entreprise qui compte 240membres dans le Nord - Pas-de-Calais. Entretien.
Quelle est votre feuille de route pour ce mandat régional de 2ans? C'est un mandat court et non renouvelable. Je suis un passeur, animateur d'une région très dynamique. Mon premier rôle est d'animer mais aussi d'apporter une valeur ajoutée aux présidents de sections et aux jeunes dirigeants en leur fournissant, par exemple, de l'information économique, en créant des rencontres... En 2010, nous organiserons un grand événement régional. Nous ne faisons pas la promotion active du CJD, mais nous travaillons plutôt notre présence à des événements. Mon ambition est de grandir et de faire grandir le CJD en section et en région, avec une notion forte d'entraide. Il n'existe pas de formation pour dirigeant d'entreprise, mais au CJD, nous les formons à leur métier. Notre thématique nationale actuelle est:explorer de nouvelles voies. En région, nous avons déjà fait un travail sur la diversité que je vais poursuivre. Nous allons aussi développer fortement la performance globale: l'homme doit être au coeur de l'entreprise.
Quels outils proposez-vous? Nous organisons des plénières chaque mois, une rencontre en groupe de 10 sur un thème particulier (management, RSE, visites d'entreprises...). Deux à trois fois par an, nous proposons aussi des formations de 2 à 3jours sur des thèmes aussi variés que la gestion du temps, la délégation, etc. À partir de septembre, nous allons développer un projet baptisé «Alter» pour donner envie d'entreprendre dans des cités plus difficiles. Nous avons aussi créé un jeu, Inov'You, qui réunit plusieurs chefs d'entreprise autour d'une table, pour développer le parcours d'un jeune dirigeant. Nous mettons en place beaucoup d'outils qui poussent le dirigeant à se professionnaliser. En 2010, nous ouvrirons une commission sur la croissance externe et la reprise.
Comment le CJD ressent-il la crise? Nous nous battons énormément. La seule différence chez nous, c'est que les dirigeants ne restent pas seuls. C'est maintenant qu'il faut prendre le temps de faire du réseau. À tous, nous disons: «Ne restez pas isolés dans vos boîtes!» Pour aider celui qui rencontre un problème, nous pouvons monter très vite un groupe de travail, d'échanges et d'aide à la décision de 7 à 8personnes et de façon confidentielle. Le dirigeant peut prendre la bonne décision, avec plus de recul. Il s'en sort mieux. Avec la crise, nous développons de plus en plus ces groupes.
Propos recueillispar Géry Bertrande
(*) Cédric Dhalluin, diplômé de l'Iéseg, dirige la société Emdé (fabrication de cadres) qui emploie 53personnes à Marcq-en-Baroeul (CA2008:6,3M€). Il y est entré en 1997 et en a pris la direction en 2003.