2025 sera une année majeure pour Epseed. Une année que la start-up basée à Cagnes-sur-Mer a bien commencé puisqu’elle rentre tout juste du CES Las Vegas, le salon mondial de la tech, avec plus de 300 précommandes de son boîtier.
L’ordinateur personnel est isolé
La jeune pousse a mis au point une solution innovante, la Seed, qui permet aux collaborateurs à distance et hybrides de travailler sur leur ordinateur personnel, en synchronisant fichiers, logiciels et paramètres personnalisés, en toute sécurité. "On utilise les ordinateurs existants, explique Kélian Bailet, président et cofondateur d’Epseed aux côtés de Darius Morel, Rémy Salem et Rémi Barjavel. On démarre sur ce boîtier au lieu de démarrer sur le disque dur classique de l’ordinateur, cela permet d’isoler complètement la machine. Rien ne peut alors passer entre notre session personnelle et la session professionnelle, c’est la première couche de sécurité. Et cela permet d’avoir exactement la même interface que si nous étions sur notre ordinateur au bureau."
Révolution d’usage
L’entreprise a été officiellement créée en 2022 et compte aujourd’hui 8 collaborateurs en comptant les 4 fondateurs. Mais à l’origine, cette innovation est le produit d’un projet de fin d’études d’étudiants d’Epitech, grande école d’informatique basée à Nice, en 2020. "Nous voulions vraiment faire quelque chose de concret et hyper simple pour les utilisateurs, avec une problématique réelle et non pas un gadget, reprend Kélian Bailet. Et donc, la box a été la première idée. Elle a un petit peu changé, évolué mais le cœur est resté le même." Il n’y a donc aucune connaissance à avoir pour l’utiliser. C’est dans cette optique qu’a été créé le boîtier, pour simplifier au maximum la vie des PME. À brancher aussi facilement qu’une clé USB. "On pourrait très bien faire une surcouche logicielle mais on tient énormément à ce que cela reste physique. Au final, on n’a pas réinventé la roue du tout. C’est une combinaison de technologies. En fait, c’est une révolution d’usage."
Objectif industrialisation
Dans son parcours, Epseed a été financièrement soutenu par un business angel, Cim Gestion à Nice, et par Bpifrance. Son boîtier prêt-à-l’emploi est pour l’heure imprimé en 3D et assemblé de manière encore artisanale au sein de l’entreprise. L’objectif pour Epseed était d’en commercialiser une centaine courant 2025, pour passer ensuite à l’industrialisation. Pas question de brûler les étapes. Mais ça, c’était avant le CES et le séjour "magique" de l’équipe de "geeks" qui y a noué des contacts. De quoi accélérer sans doute vers l’industrialisation de leur solution. Une étape américaine qui, après leur présence à Vivatech à Paris len 2024, leur a aussi fait faire un bond "côté crédibilité, on ne pouvait pas rêver mieux", assure Kélian Bailet.