« Notre produit est une plateforme pour collecter, conserver et créer de la valeur ajoutée à partir de données récoltées par des capteurs par exemple. On crée aussi des outils pour que ces données soient accessibles et manipulables par le grand public. Je n'aime pas vraiment appeler ça des big data, ce sont simplement beaucoup de données. »
États-Unis : un marché à très fort potentiel
« Aux États-Unis, la culture du "self tracking", du textile intelligent, des objets connectés, etc. est beaucoup plus prononcée. La sensibilité et la maturité de ce marché sont plus poussées. Même si nos clients sont européens et américains, en Amérique du Nord, ça ira beaucoup plus vite. » « On a donc ouvert un bureau commercial à San Francisco début août. Pour nous, ce n'est pas anodin d'ouvrir un bureau là-bas. On loue un bureau dans le French Tech Hub, dans le quartier de Dogpatch. On va bénéficier de tout cet écosystème dynamique, des événements qui sont organisés autour des données. Il y a énormément d'entreprises qui ont leur R & D dans cette ville, y compris quelques boîtes françaises. »
Adapter la documentation
« On a mis du temps, environ six mois pour trouver la bonne personne : un franco-canadien qui travaillait pour Siemens au Vietnam. Sa double nationalité a facilité l'obtention du visa pour trois ans. Pour simplifier les démarches, nous avons créé une société de droit américain, "Cityzen Group USA Inc.". »
« Le marché nord-américain a un très fort potentiel. Il a commencé à faire le tour des acteurs et des événements autour des données. Il voit ce qui se fait dans la collecte, la conservation et la création de valeur ajoutée des données chez les autres. Il lance aussi quelques idées par rapport à ce que nous faisons et observe les réactions. L'idée est d'adapter notre documentation aux besoins. Je vais d'ailleurs à San Francisco début septembre. »
Des clients partout dans le monde
« De plus en plus d'entreprises se rendent compte qu'elles ont besoin des types de plateformes que nous offrons. Elles ont des données mais ne les exploitent pas. Nos clients sont dans tous les secteurs. Le textile intelligent bien sûr, c'est le domaine de notre maison mère, Cityzen Sciences. Mais on va aussi travailler avec l'association française pour le nommage Internet en coopération (Afnic), avec une société qui fournit du réseau pour des traders aux États-Unis ou encore avec un gros industriel de l'aéronautique européen. » « Et on regarde désormais vers le Japon. Cityzen Sciences vient d'obtenir un label du ministère de l'économie là-bas. C'est un vrai sésame pour entrer sur ce marché. On embauche également. Nous serons six en novembre ».
Cityzen Data
(Guipavas) Directeur de la technologie : Mathias Herberts 4 salariés 500.000 euros de chiffre d'affaires (prévisionnel 2014) www.cityzendata.com