L'aventure du Château de Pibarnon a commencé en 1978 par le rachat par Henri et Catherine de Saint-Victor de 16 hectares, dont 3,5 seulement étaient plantés, sur la commune de Bandol. «Mon père appréciait en connaisseur le vin, mais n'avait aucune connaissance en vinification, ni en viticulture», rappelle Éric de Saint-Victor, qui dirige aujourd'hui l'exploitation qui s'étire sur 50 hectares à 300 mètres d'altitude. Une vingtaine d'hectares sont plantés et produisent 180.000 bouteilles par an, dont 70% de rouge, 30% de rosé et 10% de blanc. «Bandol propose un contre pied permanent. Les gens viennent pour du rosé et repartent avec du rouge et vice versa. L'appellation est connue pour ses rosés, mais les cépages sont faits pour produire du rouge. Face au marché mondial du vin, nous sommes sur un marché de niche, de connaisseurs», poursuit-il.
30% à l'export
Les bouteilles de Château de Pibarnon sont vendues à 30% à l'export. «Les États-Unis constituent notre premier marché. Nous vendons ensuite en Europe, et même en Espagne et en Italie». Le château est également présent en Asie (Japon, Taïwan, Singapour, Hong Kong) et vise la Chine. «Nous avons toujours fait de l'export. Nous pourrions le développer mais il nous faut travailler sur le marketing. Il est toujours plaisant de savoir que les vins issus de nos vignes se vendent à Manhattan ou à Londres...», confie Éric de Saint-Victor. En France, la distribution se répartit par tiers: cavistes, restauration et particuliers, dont une grande partie à la cave. «L'accueil est très important. En été nous avons deux personnes consacrées à la vente et à la dégustation. Une visite peut durer de deux minutes à une heure trente. Le visiteur doit repartir conquis. Notre activité reste très artisanale, même si avec 50 hectares nous arrivons justement à la limite de l'artisanat», conclut-il.
Effectif: 14 - CA: 2.5M€ Tél.: 04.94.90.12.73 www.pibarnon.com
Château de Pibarnon est installé sur les hauteurs de Bandol, face à la Méditerranée, et produit annuellement 180.000 bouteilles en AOC Bandol. Contrairement aux idées reçues, le château mise sur le rouge...