Charcuterie artisanale du pays de Josselin : La tradition accroît l'activité de 14%
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Charcuterie artisanale du pays de Josselin : La tradition accroît l'activité de 14%

La Charcuterie artisanale du pays de Josselin à Carentoir affiche un chiffre d'affaires en constante progression. Un tâcle à l'industrie.

Pour la première fois, le groupe de grande distribution Intermarché a organisé, fin mars, une semaine de portes ouvertes de près de 300PME fournisseurs. Pour la première fois, Gérard Magré, P-dg de la Charcuterie artisanale du pays de Josselin, s'est attaché, au sein des 1.900m² de locaux à Carentoir, à «justifier les différences entre des produits industriels aux prix défiant toute concurrence et la qualité de la charcuterie artisanale, en moyenne 20% plus chère.» En 2009, l'entreprise a connu une hausse de 14% de son activité, qui devrait embrayer sur une croissance équivalente si ce n'est supérieure en 2010. «Les gens préfèrent consommer moins mais mieux», pointe Gérard Magré, artisan charcutier depuis 42 ans. Savoir-faire traditionnels de salage du jambon par la veine, de marinage, parmi d'autres secrets de fabrication et toujours, en filigrane ou explicitement, la position différenciatrice de l'artisan face aux mastodontes industriels. «Nous fabriquons entre 12tonnes et 14tonnes de charcuterie par semaine», chiffre le patron de la structure qu'il a créée il y a 20ans. «Vis-à-vis de l'industrie, c'est rien. Mais si, dans la fabrication du jambon, nous consacrons cinq jours contre 36heures pour l'industrie, c'est parce que nous vendons de la viande quand l'industriel vend de l'eau au prix de la viande, pour compenser la perte d'environ 27% du poids initial à la cuisson.»




Bientôt du bio

Entre un chiffre d'affaires annuel de 140.000€ sur son ancien site de 250m² à Josselin et les 3,8M€ prévus cette année -3,2M€ en 2009-, Gérard Magré a investi 2,5M€ en 2004 pour la mise en oeuvre de l'outil de production à Carentoir «au service de la qualité, de la propreté et de l'hygiène». Et de mentionner une facture d'électricité annuelle de 70.000€ et une salle de cuisson en inox, «en moyenne 40% plus chère qu'une salle normale». Le charcutier promeut la traçabilité de ses produits sous l'appellation artisanale, qui se retrouvent, grosso modo, sur toute la France. Prochaine étape: le déploiement du bio, sous deux à trois mois, sur le site de Renac fermé depuis presque deux ans. Avec l'objectif de «diminuer notre marge de 5% pour le rendre plus accessible.» Un slogan: «Un produit différenciateur, au-delà du prix de revient».

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