MORBIHAN «L'export nous a fait basculer dans une autre dimension en termes de chiffre d'affaires», confesse Georges Bernard, un des dirigeants de cette PME familiale active entre Locmiquélic et Lorient. Spécialistes des bateaux insubmersibles, les Chantiers Bernard réalisent aujourd'hui 70% de leur chiffre d'affaires à l'étranger. En particulier avec leurs bateaux de sauvetage et de pilotage adoptés par des villes portuaires allemandes comme Hambourg ou Cuxhaven.
«Bruit de coursive européen
»
«Le marché allemand s'est avéré assez providentiel», remarque Georges Bernard. «Nos références sur le port de Nantes ou duHavre ont attiré l'attention dans le milieu du pilotage européen, nous avons bénéficié de "bruits de coursives" positifs. Nous avons ensuite su faire notre métier de vendeur en contrariant les offres de nos concurrents étrangers, qu'ils soient lituaniens, estoniens, polonais, brésiliens ou britanniques.» Sur cette niche, un marché qui ne nécessite guère que quatre à cinq bateaux par an, les Chantiers Bernard ont en tout cas su se rendre indispensables. De quoi prétendre aujourd'hui au titre de leader européen dans le domaine du bateau-pilote (ou pilotine), avec seulement «65 personnes à l'effectif et un peu plus de sixmillions de chiffre d'affaires», selon Georges Bernard. Pour le dirigeant, la clef du succès réside dans une volonté de diversification constante: «Cela assure une certaine renommée, il y a toujours dans un échantillon varié de projets de quoi intéresser un client.»