«Nous travaillons pour la DCN. Non seulement sur leurs navires de surface sur lesquels nous faisons un peu de tôlerie et d'aménagements intérieurs mais également pour les sous-marins où nous nous chargeons de l'aménagement intérieur (mobiliers, revêtements sol, plafonds...)», explique Éric Pecout, qui gère la production du chantier depuis 2000. «Les marchés se gagnent sur appels d'offres. Nous nous sommes positionnés récemment et nous devrions ainsi avoir en juillet la réponse pour les cinq prochaines années. La Marine représente effectivement pour nous un poids important, mais aujourd'hui, c'est une obligation. Le reste de nos marchés est tiré vers le bas par la crise...» Afin de diversifier ses activités, le chantier naval, installé sur le port de Sanary, vient d'ouvrir une boutique pour les plaisanciers. «Ils peuvent venir au comptoir et y trouver des produits, du bois. Nous essayons aussi de nous diversifier dans les aménagements bois pour particuliers ou entreprises. Nous avons réalisé des agences bancaires et nos finitions sont souvent supérieures, plus poussées que celles que l'on trouve traditionnellement dans le bâtiment. Nous nous positionnons sur des prestations haut de gamme. Nous avons ainsi un réseau d'architectes à Marseille et Toulon qui peuvent nous recommander», précise Éric Pecout.
La plaisance, 15% du CA
Durant les années 2000, l'entreprise a disposé un pôle tôlerie (80 à 100 salariés) aux chantiers navals de Saint-Nazaire. «À la fin des programmes de construction des grands paquebots, nous avons recentré l'intégralité de notre activité à Sanary. La société s'est ainsi repositionnée sur le secteur des yachts classiques de moins de 27 mètres. «Pour 2009, cette activité a représenté 15% du chiffre d'affaires. Nous sommes la plupart du temps en contact direct avec les clients, dont la plupart sont situés en Paca». Le chantier naval travaille aussi pour l'industrie et intervient pour Ifremer ou France Telecom Marine. «Nous réalisons des aménagements intérieurs. Mais la plupart de ces projets ont été reportés à cause de la crise. Dans l'ensemble, il s'agissait de petits marchés ». Une activité qui représente également 15% de l'activité du chantier naval.
Créé en 1950 à Sanary par la famille Serra, le chantier naval des Baux travaille aujourd'hui à 60% en sous-traitance pour la Marine Nationale. Un poids important dans le chiffre d'affaires qui a permis cette année à l'entreprise de passer le cap de la crise.