La nouvelle équipe de la CGPME, emmenée par Daniel Villareale, veut donner un nouvel élan au syndicat patronal afin de fidéliser les adhérents. Daniel Villareale dévoile au Journal des Entreprises les nouvelles ambitions de la CGPME.
Vous avez lancé un appel de fonds supplémentaire en début d'année, pourquoi?
Nous avons décidé de mettre en place de nouvelles actions pour donner un nouvel élan à la CGPME. Mais ces actions ont un coût, il faut un budget plus important pour les réaliser. Nous n'avons pas souhaité augmenter la cotisation car nous sommes en période de crise et nous ne voulions pas freiner les adhérents qui connaissent des difficultés. Nous avons donc opté pour un appel de fonds volontaire.
Vous avez eu des retombées intéressantes?
Très intéressantes en effet. Nous avons déjà constitué un budget supplémentaire non négligeable. Pas encore suffisant, certes, mais déjà significatif. Je suis très heureux que les adhérents se soient engagés aussi massivement. Dans une société d'hyper consommation où on attend toujours plus en donnant moins, cela nous a fait très chaud au coeur.
Pourquoi avoir souhaité, avec votre équipe, donner ce nouvel élan à la CGPME? Le syndicat était en perte de vitesse?
Non, pas vraiment. Disons qu'il y avait un petit coup de mou. Nous nous sommes penchés sur les statistiques et nous nous sommes aperçus que nous avions un nombre d'adhérents stable mais qu'il y avait un turn-over assez important. Cela signifie que les chefs d'entreprise prenaient leur adhésion, restaient une année mais ne renouvelaient pas car ils ne trouvaient pas ce qu'ils cherchaient. Nous avons donc élaboré une stratégie pour améliorer ce point. Nous avons rencontré les adhérents, nous avons fait des réunions, nous avons beaucoup écouté leurs attentes et nous avons mis en place un plan d'action.
Quel est ce plan d'actions?
La première chose que les adhérents nous ont demandée, c'est une attention particulière à la crise. Depuis notre élection, nous avions déjà mis en place des relations très forte avec les décideurs économiques du département ainsi qu'avec les banquiers de la place. Nous avions donc déjà instauré une relation de confiance. Grâce à quoi, nous pouvons désormais dialoguer avec eux plus facilement. Les adhérents qui se heurtent à des refus viennent nous voir, et nous prenons leur dossier en main. Nous avons ainsi pu faire avancer une douzaine de dossiers d'entreprises en difficulté. Deuxième axe d'action, la CGPME va désormais s'engager plus clairement dans les débats de société. Nous devons être plus présents dans l'organisation sociale du département.
Je crois que vous voulez aussi mettre l'accent sur les rencontres entre adhérents...
C'est effectivement une demande très forte de nos adhérents. Du fait de la masse, nos adhérents ne se connaissent pas tous. L'idée, c'est que les gens se rencontrent, échangent... L'objectif étant de sortir les chefs d'entreprise de leur solitude, surtout en temps de crise, et puis bien sûr, d'initier des relations de business. Nous avons d'ores et déjà programmé trois rencontres, en plus des rencontres annuelles, d'ici au mois de septembre. Ce seront des moments conviviaux, plus chaleureux que d'habitude, où les conjoints seront associés.
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