CES 2017 : Ces start-up azuréennes qui vont faire le show à Las Vegas
# Activités culturelles et événementiel # Innovation

CES 2017 : Ces start-up azuréennes qui vont faire le show à Las Vegas

Plus de 220 start-up françaises ont fait le choix d’aller exposer leurs innovations au salon CES de Las Vegas, portées par la vitalité de l’écosystème numérique hexagonal. En Paca, elles sont plus d’une trentaine, dont une dizaine d'Azuréennes. Zoom sur cinq d'entre elles, accompagnées par la Pôle Solutions Communicantes Sécurisées (SCS).

CTBand ou le bracelet qui rend les montres intelligentes

Avant même son départ pour le CES, la start-up Rifft installée à Sophia Antipolis (Alpes-Maritimes), fondée en 2014, a déjà marqué les esprits. Son bracelet de montre connecté CT Band a été récompensé en octobre par deux CES Innovation Awards 2017, dans les catégories "Wearable Technologies" et "Fitness, Sports and Biotech". Il sera donc mis en avant à Las Vegas dans un showcase dédié. Une bonne nouvelle pour Lucas Goreta, P-dg de Rifft, qui entend bien profiter du grand show américain pour mettre en avant ce bracelet qui donne de l’intelligence à toutes les montres en venant se greffer à leur cadran. Muni d’un écran digital et couplé à une application mobile, il bénéficie de toutes les fonctionnalités d’une smartwatch. L’entreprise de 18 personnes s’adresse aux distributeurs de produits électroniques et fabricants de montres, permettant à ces derniers de « répondre à la concurrence des montres et bracelets connectés ».

Key Infuser présente un robot démonstrateur pour objets connectés

Il se nomme KiOne, et compte bien se confronter au marché international lors de ce CES 2017. Conçu par la jeune pousse Key Infuser, spécialiste des systèmes embarqués et de la robotique, ce « robot-doigt » exécute des démonstrations d’objets connectés en magasin, fournissant ainsi une aide à la vente en permettant la compréhension de l’usage de l’objet, et ce de façon ludique et facile d’accès. « Les acteurs du retail veulent développer de nouvelles expériences client pour présenter leurs produits, avec plus de théâtralisation des points de vente et un déploiement de supports plus dynamique, interactifs et impactants. KiOne répond à tous ces enjeux », argumente Domitille Esnard Domerego, dirigeante de l’entreprise de cinq personnes fondée en juin 2015 à Sophia Antipolis (Alpes-Maritimes). Expérimenté dans des boutiques Orange et Monaco Télécom, KiOne entre en phase de pré-industrialisation pour une commercialisation prévue en mars.

Sensineo, des trackers GPS autonomes et souples

La jeune pousse niçoise Sensineo est à l’origine d’un tracker GPS intelligent et autonome. Sur ce marché déjà bien loti, l’appareil se distingue par « une autonomie d’au minimum un mois là où les autres ne tiennent que dix jours grâce à une couche d’intelligence artificielle qui fait qu’il n’émet que quand c’est nécessaire », assure son fondateur Patrick Ripoll. Objet modulaire, Life Finder - c’est son petit nom - s’affranchit de la carte SIM en passant par le réseau Sigfox, aujourd’hui déployé dans 19 pays. Mieux, il est doté d’une technologie de carte électronique souple qui lui permet de s’intégrer discrètement dans des ceintures et colliers pour animaux. C’est pour présenter ces deux applications que Sensineo fait le déplacement à Las Vegas, avec l’objectif de taper dans l’œil de distributeurs spécialisés (animalerie, milieu médical) et d’investisseurs. La jeune pousse recherchant 1,5 million d'euros.

ZiBlue dématérialise la box domotique

La promesse de ZiBlue, fondée en mars 2016, est alléchante : rendre gratuit l’accès à la maison connectée et mettre fin aux barrières protocolaires. Comment ? « Ziblue dématérialise la box domotique en une simple application, la ZiHome, qui se télécharge gratuitement sur n’importe quel appareil déjà présent dans la maison et fonctionnant sous système d’exploitation Android ou Linux », explique Laurent Perez, dirigeant de la start-up installée à Grasse (Alpes-Maritimes). En associant une clé USB qui apporte le protocole radio adéquat à une application de pilotage permettant de s’affranchir des multiples app indépendantes ou télécommandes, l’entreprise de cinq personnes entend généraliser et démocratiser le marché de la maison connectée qui devrait atteindre les 66 milliards d’euros en 2018. D’où la nécessité de gagner en visibilité et le choix de l’entreprise de commencer sa quête de notoriété par le CES.

GreenerWave recycle les ondes pour amplifier le Wi-Fi

Fondée fin 2015, GreenerWave a développé une solution innovante qui entend révolutionner l’industrie des télécommunications. Sa spécificité ? Augmenter la réceptivité et l’amplitude des ondes Wi-Fi à l’intérieur de bâtiments hermétiques en récupérant et recyclant les ondes électromagnétiques, puis en les redirigeant vers l’appareil mobile. Totalement disruptive, cette technologie née au sein de l’Institut Langevin (Paris) « permet à tout usager final en quasi temps réel d’augmenter de 4 à 16 fois sa connexion et de la stabiliser de façon pérenne en très haut-débit », assure le co-fondateur de la jeune pousse niçoise (5 personnes) Eric Labarre. Et ce, sans produire d’ondes additionnelles. Elle prend la forme de plaques qui peuvent être intégrées dans le bâti, sur un objet de la maison, voire même dans un sac. Au CES, c’est dans un cadre qu’elle sera présentée, et vite mise à l’épreuve, le réseau Wi-Fi de l’Eureka Park étant, semble-t-il, de mauvaise qualité. Foi d’anciens participants.

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