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La start-up Rifft invente le bracelet de montre intelligent

Par Gaëlle Cloarec, le 13 janvier 2016

La jeune pousse sophipolitaine Rifft lance son premier produit, le bracelet de montre intelligent, qu'elle propose aux fabricants traditionnels afin de contrer le marché de la montre connectée.

Le Journal des Entreprises
Le Journal des Entreprises — Photo : Le Journal des Entreprises

Un an tout juste après sa création, la jeune pousse sophipolitaine Rifft lance son premier produit. Baptisé CT Band, il consiste en une gamme de bracelets de montre connectés qui s'adaptent à quasiment tous les cadrans. D'une épaisseur de 4,9 mm, il renferme toute la technologie nécessaire, écran OLED compris, pour offrir à une montre traditionnelle les fonctionnalités d'une smartwatch (accéléromètre 3D, liaison Bluetooth, capteurs physiologiques et environnementaux, microphone, notifications SMS...). Sans oublier les applications logicielles associées.

Booster le marché des fabricants traditionnels

Une première série de 5000 bracelets est en cours de production pour une livraison programmée au plus tard début mars. Il s'agira alors de répondre aux précommandes ouvertes depuis décembre sur le site Byrifft.com et sur la plateforme Kickstarter. Cependant, la start-up n'a pas vocation à commercialiser en direct. Elle vise en priorité les distributeurs (bijouteries - joailleries) et surtout les fabricants de montres auxquels elle offre la possibilité d'intégrer directement la technologie dans leur bracelet. « Nous leur permettons ainsi de contrer le marché de la montre connectée sans avoir à investir dans le développement ni dénaturer le produit. Les marques gardent leur identité », insiste son P-dg, Lucas Goreta.

500 000 euros en crowdfunding

Pour financer le développement, Rifft s'est appuyée sur deux campagnes de crowdfunding opérées sur les plateformes GoGetFunding et TheCrowdFunders Club, lui permettant de lever 500 000 euros auprès de 2500 contributeurs. « C'est une bonne entrée en matière, susceptible de nous ouvrir les portes de partenaires financiers pour notre seconde phase de développement », indique Lucas Goreta. En l'occurrence, l'ouverture d'une filiale en Californie. Toutefois, si l'objectif de l'entreprise est d'écouler 200 000 pièces en 2016, elle n'en oublie pas sa raison d'être : développer et mettre sur le marché des produits technologiques de rupture, dont le prochain prendra la forme d'un petit robot pédagogique flottant.

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