Depuis mi-2016, la centrale nucléaire de Gravelines voit sortir de terre six Diesels d'Ultime Secours (DUS), un par unité de production : six groupes électrogènes de secours alimentés au fuel qui seraient utilisés en cas de perte totale des alimentations externes et internes de la centrale. Un chantier de génie civil confié à l'entreprise Léon Grosse Nucléaire (siège social à Aix-les-Bains, CA de 641 millions d'euros en 2015). Dans le cadre de l'ensemble des aménagements post-Fukushima étalés jusqu'en 2027, le site nordiste augmentera d'ailleurs sa surface de 3,1 hectares supplémentaires. Ces DUS doivent être raccordés à l'unité de production en décembre 2018.
L'arrivée des DUS doit permettre au site, en cas d'alerte, de bénéficier de 72h d'autonomie de vie. « C'est l'assurance vie de la centrale, on espère bien ne jamais avoir à s'en servir, mais au cas où : les nouvelles installations permettront de comprimer un produit de fission et doteront le site de réserve d'eau et de moyens de pompage supplémentaires pour refroidir le coeur nucléaire ».
Après Léon Grosse, Clemssy se chargera de l'électronique
Chaque DUS étant en capacité de produire de 3MW d'alimentation électrique « pour faire fonctionner la centrale dans une situation critique ». Chacun de ces DUS est pensé comme un bâtiment "bunker" de 25 mètres de haut, 24 mètres de long et 12 de large. Une fois le chantier de génie civil terminé, c'est le groupe Clemssy (siège social à Mulhouse) qui sera chargé de l'équipement électrique de chaque Diesel d'Ultime Secours. Le montant du chantier, dans son détail, n'a pas été communiqué.