Elu par ses pairs, Alain Lacroix a succédé à Maurice Brun à la présidence de Chambre régionale de Commerce et d'Industrie de la région Paca. Au cours des cinq années de son mandat, Alain Lacroix entend changer l'image de la région Provence Alpes Côte d'Azur. « Mon but consiste à transformer l'image de la région qui ne doit pas simplement être réputée pour sa qualité de vie mais parce qu'elle bouge. Nous sommes déjà la Floride, il nous reste à devenir la Californie ! Nous devons également modifier l'espace pour répondre aux besoins prioritaires de la population. Le chantier de la mobilité est extrêmement important. Certaines entreprises ne s'implantent pas pour cette raison ! », souligne Alain Lacroix. Le président de la Caisse d'Épargne Provence-Alpes Corse raconte avoir été confronté au refus de ses salariés aixois de venir travailler à Marseille, à cause des difficultés de circulation. La CCIR devrait donc se positionner sur les grands projets concernant les infrastructures de transports à commencer par la ligne Nouvelle Paca et la privatisation de l'aéroport Marseille-Provence. Des ambitions que le nouveau président entend partager avec la Région. « Nous avons changé d'époque, il est important que les mondes économique et politique travaillent main dans la main », a-t-il souligné.
Mutualiser les services transverses
Sur sa feuille de route, adoptée le 21 avril 2017 lors de l'assemblée générale statutaire, la CCIR aspire à devenir le modèle national de la transition économique. Le 29 juin prochain, les élus consulaires régionaux se réuniront une nouvelle fois pour valider les trois plans d'actions qui seront déclinés pour les cinq ans à venir : dynamisation des territoires, développement des entreprises et enseignement, formation, emploi. À propos de la diminution des recettes des CCI territoriales, Alain Lacroix entend réaliser de nouvelles économies en mutualisant les services transverses (comptabilité, informatique) des sept CCI (Vaucluse, Hautes-Alpes, Alpes de Haute-Provence, Nice Côte d'Azur, Marseille-Provence et Pays d'Arles) « Avec Arnaud Montebourg puis Emmanuel Macron, les CCI ont subi deux coups francs dans leurs finances. L'État nous impose de nous réformer. Je conçois la CCIR comme une holding. Elle n'a pas vocation à se substituer à ses filiales mais elle se doit de rassembler, d'organiser le travail et offrir une expertise dont elles ne peuvent se doter pour des raisons budgétaires. Je veux créer un vrai réseau et mettre en commun les activités de support et renforcer l'expertise de la chambre régionale », a-t-il souligné. Interrogé sur ses relations avec la CCIM-P dont il est issu, il a indiqué qu'elle avait un rôle de leader à jouer. « Il y des grandes et des petites chambres territoriales et je dois veiller à un certain équilibre. Mon premier vice-président Roland Gomez (président de Proman, ndlr) est un industriel issu d'un territoire rural. La métropole est un effet de mode or elle ne va pas tout résoudre. Nous devons également nous occuper de l'arrière-pays », ajoute Alain Lacroix. La CCIR Paca représente 311 élus et 278.215 entreprises.