L’optimisme est de mise chez Casino. À l’issue de la présentation des résultats annuels du distributeur stéphanois, vendredi 28 février, le directeur général du groupe se voulait rassurant. "Le groupe Casino était devenu le petit de la grande distribution. Nous sommes aujourd’hui un grand de la petite distribution", résume Philippe Palazzi.
Après une année 2023, noire, qui s’était achevée avec un trou de 5,7 milliards d’euros, Casino relève la tête en terminant l’année 2024 avec un résultat négatif de 295 millions d’euros.
2024, une année de transformation profonde
"2024 a été une année de transformation profonde pour le groupe Casino. Depuis le 27 mars dernier, date à laquelle le groupe a changé de gouvernance, nous menons notre plan de restructuration avec efficacité, conformément au calendrier fixé […] Si les résultats 2024 restent encore fortement marqués par les difficultés passées, nous sommes désormais pleinement engagés dans la mise en œuvre de notre plan Renouveau 2028, qui fera du nouveau Casino l’acteur français de référence du commerce de proximité", développe Philippe Palazzi dans un communiqué.
425 supermarchés et hypermarchés cédés
Casino qui a tout misé sur la proximité en cédant 425 supermarchés et hypermarchés à ses concurrents poursuit sa "stabilisation financière" avec une trésorerie de 1,5 milliard d’euros, contre 680 millions d’euros à fin 2023. La dette financière nette, elle, s’est allégée de 4,98 milliards d’euros, s’établissant désormais à 1,2 milliard d’euros.
Un chiffre d’affaires en recul mais un retour à l’équilibre espéré en 2026
Côté ventes, Casino peine à stopper l’érosion. Le chiffre d’affaires consolidé du distributeur stéphanois ressort à "8,5 milliards d’euros, en recul de -2,6 % en données comparables. Les marques de proximité (Monoprix, Naturalia, Franprix et Casino) font état d’un chiffre d’affaires en recul de -1,2 % en données comparables au 4e trimestre 2024 dans un marché orienté à la baisse.
Le groupe, qui s’attelle à l’urgente modernisation de ses magasins avec une enveloppe d’investissement de 300 millions d’euros par an sur 4 ans, vise un retour à l’équilibre en 2026.
2 200 licenciements au total
Côté emploi, la vaste restructuration du groupe va finalement se solder par "la suppression de 2 200 postes", a annoncé Philippe Palazzi. "Sur les quelque 3 000 suppressions de postes prévues par les plans sociaux, plus de 1 000 reclassements internes de salariés ont pu être réalisés par le groupe. Près de 90 % des licenciements ont été notifiés à ce jour", a conclut le directeur général.