Les Français vont pouvoir régler leurs achats sur internet sans avoir à sortir une carte bancaire. P-dg de Cashway, une start-up nantaise de huit salariés, Olivier Jamault a imaginé un nouveau moyen de paiement sur le web visant les exclus du système bancaire, les adolescents ainsi que la frange d’internautes redoutant le piratage de leur carte bancaire.
Avec Cashway, l'internaute ne règle rien sur le web. Une fois ses produits sélectionnés sur le web, il reçoit un code-barres par e-mail, SMS ou via une application mobile, qu'il présente dans un point de vente physique. Le commerçant empoche la somme, en espèce ou en chèque, et valide le panier de l'internaute.
En termes de modèle économique, le client paie le commerçant, entre un et quatre euros, en fonction du montant de la transaction. Cashway se rémunère à la manière d’une entreprise de système de paiement comme Mastercard ou Visa, en prenant une commission comprise entre 0,90 et 3% de l’achat.
Les 6.200 buralistes de Bimédia
Après plusieurs mois de tests, Cashway se déploie en France. Le premier enjeu pour le Nantais, c’est de développer son réseau de distribution auprès duquel l’internaute réalise la transaction monétaire. Cashway vient de donner un sacré coup d’accélérateur en s’alliant avec Bimédia, une entreprise vendéenne de 120 salariés qui distribue des caisses enregistreuses. Ce partenariat ouvre à Cashway les portes de 6.200 bureaux de tabac et presse, soit un quart du marché français. Le dirigeant nantais compte proposer fin 2016 sa solution chez 20.000 buralistes.
Dans le même temps, la start-up nantaise doit s’assurer que les sites d’e-commerce proposent son moyen de paiement. Pour cela, le dirigeant de Cashway mène des négociations avec les principaux sites français et les plates-formes de paiement. Objectif : être présent fin 2016 chez 25.000 des 150.000 sites d’e-commerce français. Pour l’heure, la solution est disponible dans une cinquantaine de sites internet.
Ambitions en Europe
D’ici à la fin de l’année, Cashway pourrait être présente en Belgique, des discussions sont en cours avec une société de livraison de colis, qui pourrait remplir la mission réalisée par les buralistes en France. En 2016, Olivier Jamault compte adresser les principaux marchés européens en termes d’e-commerce, à savoir l’Angleterre, l’Allemagne et l’Espagne.
Pour l’instant, Cashway réalise « une petite centaine de transaction par semaine », selon son dirigeant. Pas suffisant encore pour vivre. Discret sur ses objectifs, Olivier Jamault a réalisé en début d’été une première levée de fonds, d’environ 300.000 euros, en love money. Le Nantais compte prochainement boucler un deuxième tour de table d’un montant similaire.