Carrefour : 30.600 veaux de boucherie
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Carrefour : 30.600 veaux de boucherie

Élevage. Un contrat tripartite entre éleveurs de veaux, abattoirs et grande distribution devrait assurer la stabilité financière et qualitative de la filière.

Visibilité et sécurisation des revenus. Voilà les maîtres mots pour cette contractualisation tripartite entre Carrefour France, Drevon frères et Soviber. Le mois dernier, Carrefour France s'est engagé sur trois ans pour l'achat de 10.200veaux de boucherie par an. «Nous travaillons déjà avec ces partenaires depuis 2004, explique Philippe Lazard, responsable achats de la filière animale de Carrefour France. Mais depuis le lancement des Carrefour market (ex-Champion) en plus des hypermarchés, nous avons besoin d'assurer le volume fourni par les éleveurs. Huit à douze pour cent de nos rayons viande sont du veau de boucherie, dont 65 à 70% sont dans la démarche Engagement qualité Carrefour.» Ainsi, les veaux de Drevon frères vont alimenter une trentaine de magasins desservis par la plateforme de Lyon et 80depuis les plateformes d'Albi, Bourges, Mâcon et Salon-de-Provence.




Un partenariat incontournable

René Drevon, P-dg de Drevon frères (effectif: 20, CA: 32M€, Saint-Sulpice-des-Rivoires, 38), estime ce partenariat «incontournable. Carrefour représente environ le quart de nos débouchés.» Cette société est un intégrateur, c'est-à-dire qu'elle achète des veaux de quelques semaines, les place en pension chez des éleveurs pour quatre mois, puis les revend à des abattoirs. «Nous avons 130 éleveurs, en grande majorité en Rhône-Alpes, et produisons plus de 50.000veaux par an. Pour nous, un tel contrat est une sécurité de volumes.»




Planning serré

Maillon intermédiaire de la chaîne, Soviber (effectif: 80, CA: 50M€, La Talaudière, 42), filiale du groupe Sicarev, assure quant à elle l'abattage et la transformation de viande de veau de boucherie. Son directeur, Ludovic Paccard, souligne lui aussi l'importance de la garantie des volumes. «Carrefour représente 20% de nos volumes (200 tonnes hebdomadaires) et 15% de notre chiffre d'affaires. Un tel contrat est donc très important. D'autant plus que nous sommes soumis à un planning très serré car nous ne faisons que du veau de boucherie, c'est-à-dire de moins de huit mois. Au-delà, l'animal change de catégorie...» Quant aux prix d'achats, ils sont indexés à la cotation nationale hebdomadaire de FranceAgriMer. Ainsi, un veau de moins de trois semaines acheté par Drevon frères entre 50 et 250€, est revendu à Soviber entre 5,40€ et 6€ le kilo. Carrefour s'engage à suivre «le prix du cours du marché pour qu'il n'y ait pas d'incidence pour le consommateur».

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