1 Carbon va démarrer la construction de sa giga-usine à Fos-sur-Mer
Après le dépôt en avril dernier du permis de construire, l’entreprise lyonnaise Carbon démarrera en 2025 les travaux de construction de sa giga-usine à Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône). Spécialisée dans la production de panneaux photovoltaïques, cette usine mobilisera 1,6 milliard d’euros d’investissement dont la moitié financée par de la dette, un quart par des subventions et les 400 millions d’euros restant sur fonds privés provenant des actionnaires fondateurs de Carbon et la compagnie maritime CMA CGM (via son Fonds Énergies). 18 mois seront nécessaires pour construire les 210 000 m² du site de production qui emploiera à terme 3 000 salariés.
2 Casino va injecter 1,2 milliard d’euros dans ses points de vente
On ne connaît pas encore précisément le nombre de suppressions d’emplois prévu par Casino dans le cadre de sa restructuration. En avril dernier, la direction du distributeur stéphanois avait annoncé une fourchette allant de 1 293 à 3 267 suppressions nettes de postes en fonction des magasins grand format et bases logistiques qui seront repris ou pas par des enseignes concurrentes. En revanche, le nouveau directeur général du groupe, Philippe Palazzi s’est engagé à "investir significativement dans les points de vente d’ici à 2028 afin de les moderniser et les réhumaniser". Une somme de 1,2 milliard d’euros devrait être ainsi investie pour moderniser les magasins du Nouveau Casino. Un plan qui devrait permettre au groupe stéphanois de "gagner progressivement en agilité pour renouer à terme avec la croissance et devenir le leader du commerce de proximité en France".
3 Verkor va voir sortir de terre sa giga-usine de batteries à Dunkerque
C’est en 2025 que doit sortir de terre le projet de giga-usine de batteries bas carbone pour véhicules électriques de la start-up grenobloise Verkor à Dunkerque. Sécurisé par une levée de fonds de 850 millions d’euros en septembre 2023 et par des prêts bancaires complémentaires, ce projet mobilisera au total 2,5 milliards d’euros de financement. Étendue sur 100 000 m², elle aura une capacité de production annuelle de 16 GW de cellules lithium ion, équipant jusqu’à 300 000 véhicules électriques. Le projet Verkor créera 1 200 emplois directs en 2025 et jusqu’à 5 000 emplois indirects sur ce site stratégique au cœur du hub logistique du port de Dunkerque.
Nemera investit 120 millions d’euros dans sa R & D et son industrialisation
Concepteur et fabricant de systèmes de délivrances de médicaments à domicile, le lyonnais Nemera (2 800 salariés ; 600 M€ de CA) a annoncé un plan d’investissement de 120 millions d’euros sur la période allant de mi-2022 à 2025 pour son programme stratégique de R & D et d’industrialisation dédié principalement à des développements de produits propriétaires. Soutenu à hauteur de 65 millions d’euros par France 2030, Nemera va notamment investir 25 millions d’euros pour accroître la capacité de production de son usine de la Verpillière. Pour rappel, Nemera avait déjà co-investi 19,3 millions d’euros en 2019 dans son usine iséroise avec le géant de la santé danois Novo Nordisk pour la production de stylos à insuline. Nemera, qui planche sur une croissance de 15 % par an, ambitionne d’atteindre le milliard d’euros de chiffre d’affaires à horizon 2030.
4 DHL Express investit plus de 120 millions d’euros dans son nouveau hub de Lyon Saint-Exupéry
Leader du transport express international, DHL Express (395 000 salariés dans le monde), a posé en février dernier la première pierre de sa plateforme aérienne sur l’aéroport de Lyon-Saint Exupéry, à Colombier-Saugnieu (Rhône). Le nouveau site lyonnais, qui représente un investissement de 121 millions d’euros, entrera en service durant l’été 2025. Il s’agira pour DHL Express du deuxième site le plus important dans le pays en matière de flux aériens internationaux (après l’aéroport Charles de Gaulle) et du premier pour les acheminements routiers. Ce hub lyonnais emploiera plus de 300 collaborateurs et réunira en un seul et même lieu ses activités aériennes, routières et douanières sur 17 000 m² de bureaux et d’entrepôts.
5 Orano investit 1,7 milliard d’euros dans la Drôme
Orano, ex-Areva va investir 1,7 milliard d’euros pour augmenter les capacités de production de son usine d’enrichissement d’uranium Georges Besse 2, implantée à Pierrelatte, dans la Drôme. C’est le consortium Boccard-Ponticelli, qui a été retenu pour réaliser l’extension de l’usine, implantée à proximité de la centrale nucléaire du Tricastin. Objectif ? Augmenter de 30 % sa capacité de production d’uranium enrichi grâce à la fabrication de 88 stations modulaires et à la mise en œuvre du lot du "procédé UF6" (systèmes électromécaniques). Il s’agit de répondre aux besoins en électricité du pays et de réduire la dépendance de la France à l’égard de l’uranium russe.
6 ARaymond se dote d’une nouvelle usine à 66 millions d’euros près de Grenoble
Fabricant des systèmes de fixations et d’assemblage pour l’automobile, le groupe isérois ARaymond investit massivement dans le domaine des bouchons en plastique pour le domaine de la santé. Le groupe de 8 500 salariés (pour 1,4 Md€ de CA en 2022) injecte ainsi 66 millions d’euros dans sa filiale santé ARaymond Life (100 salariés ; 14 M€ de CA en 2023). L’investissement va permettre de financer la construction d’un nouveau site de production. Implantée à Voreppe, près de Grenoble, la future usine sera opérationnelle début 2025. D’une superficie quatre fois supérieure à la précédente, elle emploiera 350 salariés et permettra à ARaymond Life de produire 250 millions par an de son produit phare, le RayDyLyo®, un dispositif breveté de fermeture pour flacons d’injectables.
7 O-I Glass investit 60 millions d’euros dans la décarbonation de son site ligérien de Veauche
Le spécialiste américain de l’emballage verrier O-I Glass (7,1 Md€ de CA en 2023) a annoncé en juin un plan d’investissement de plus de 60 millions d’euros, "dans l’électrification et la décarbonation de son site de Veauche", dans la Loire. Après avoir investi 30 millions d’euros en 2020 dans le renouvellement de l’un de ses fours, la filiale française du géant américain a décidé de s’attaquer au second four de son usine ligérienne (270 salariés), qui va faire l’objet d’une réfection complète. Ce dernier sera équipé de la technologie innovante, dite hybride-flex. L’objectif ? remplacer jusqu’à 70 % de l’énergie conventionnelle issue des combustibles fossiles par de l’électricité. Veauche sera ainsi la première usine O-I dans le monde à être dotée d’une telle innovation. L’opération - qui comprend la démolition du four actuel et la construction du nouveau four hybride - démarrera à l’été 2025 pour une livraison et un redémarrage de la production en décembre 2025.
Vulkam va passer à l’échelle industrielle
La deeptech iséroise Vulkam (30 salariés) a bouclé en début d’année un tour de table de 34 millions d’euros, dont 14 millions d’euros en Equity et 20 millions d’euros en prêt bancaire. La moitié du montant levé devrait permettre à Vulkam de financer la construction de sa première usine de production de métaux amorphes. Située au Versoud, en Isère, la future unité de production de 3 000 m² devrait être opérationnelle courant 2025. Elle permettra à Vulkam de produire 2 millions de pièces dès la première année et 4 millions dès 2026, contre une capacité actuelle de 78 000 composants. Avec 20 embauches à la clé dans les 3 années à venir.
Solarhona obtient 100 millions d’euros pour financer la construction d’un millier de centrales photovoltaïques
Spécialiste du développement de projets photovoltaïques, l’entreprise lyonnaise Solarhona (43 salariés) a décroché en février dernier un prêt bancaire de près de 100 millions d’euros auprès de Bpifrance, CIC et trois entités du groupe Crédit Agricole (Crédit Agricole Centre Est, Crédit Agricole Transitions & Énergies et LCL) pour financer son plan d’investissement. Ce plan vise à construire un millier de centrales photovoltaïques au sol, sur toitures ou sur ombrières en France d’ici à 2034. Pour financer la construction de ses centrales photovoltaïques, cette filiale de Compagnie Nationale du Rhône (1 500 salariés ; 951 M€ de CA en 2022) s’appuie sur Solarhona Invest, une société d’investissement dédiée lancée en 2022, qui regroupe à son capital CNR (37,5 %), la Banque des Territoires (37,5 %) et quatre fonds d’investissement des caisses régionales du Crédit Agricole (25 %).
8 Lactips va investir 10 millions d’euros pour doubler ses capacités de production
Le fabricant ligérien de bioplastique hydrosoluble Lactips (40 salariés ; CA : NC) est l’unique lauréat en Auvergne-Rhône-Alpes du dernier appel à projets "première usine" de France 2030. Dans ce cadre, le PME de Saint-Paul-en-Jarez va bénéficier d’une subvention qui devrait lui permettre de couvrir 30 % du montant de son projet d’investissement dans son outil de production. Installé depuis fin 2021 dans sa nouvelle usine située sur l’ancien site industriel de France Crème, Lactips prévoit de doubler ses capacités de production en se dotant d’une deuxième ligne de production de bioplastique hydrosoluble d’ici à 2026. Le projet global s’élève à 10 millions d’euros. Lactips prévoit de boucler d’ici à la fin de l’année une levée de fonds pour compléter le financement accordé par France 2030.
9 Martin-Belaysoud construit une plateforme logistique en Mayenne à 30 millions d’euros
Distributeur en B to B pour les secteurs du bâtiment et de l’industrie, le groupe aindinois Martin-Belaysoud, présidé par le patron du Medef Patrick Martin, construit en Mayenne l’une de ses plus grandes plateformes logistiques. Sur plus de neuf hectares, le bâtiment de 36 000 m² de stockage et 1 400 m² de bureaux devrait être livré entre avril et la fin de l’été 2025. Le montant de l’investissement s’élève à 30 millions d’euros pour cette plateforme logistique qui emploiera 150 salariés. Elle sera exploitée par Téréva, l’une des principales filiales du groupe, qui emploie 3 000 salariés et a réalisé 1,17 milliard d’euros de chiffre d’affaires en 2023.
10 Loire Industrie va investir 5 millions d’euros pour répondre à la demande croissante dans le nucléaire et l’aéronautique
À Saint-Chamond, le fabricant de brides de raccord et pièces forgées Loire Industrie (95 salariés ; 23 M€ de CA en 2023) va investir plus de 5 millions d’euros sur 2024 et 2025 pour répondre à la croissance des marchés du nucléaire et de l’aéronautique notamment. La PME ligérienne va se doter d’une nouvelle ligne de traitement thermique et d’une presse de forge supplémentaire de 500 tonnes pour augmenter ses capacités de production. Un investissement qui s’accompagnera d’une extension de 1 420 m² pour accueillir les nouveaux outils de production.
L’école hôtelière Vatel va ouvrir un campus dans les Hauts-de-France
Le groupe lyonnais Institut Vatel (13,9 M€ de CA 2022), qui se présente comme "le premier groupe mondial de l’enseignement du management de l’Hôtellerie-Tourisme", a annoncé son arrivée dans les Hauts-de-France. L’école, qui forme 9 000 étudiants par an aux métiers du management dans l’hôtellerie, la restauration et le tourisme, dans une cinquantaine de campus dans le monde, ouvrira d’ici la rentrée 2027 un nouvel établissement dans le quartier de la gare à Roubaix. Ce campus "Vatel Academy" de 13 000 m² regroupera une école, un hôtel d’application 4 étoiles de 45 chambres, un restaurant traditionnel d’application d’environ 80 couverts, un foodcourt, une résidence étudiante et des logements en co-living de 375 chambres. Le montant de l’investissement n’a pas été communiqué. Une opération comparable, annoncée à Cannes en septembre 2023, représentait un investissement de 70 millions d’euros pour le groupe.
11 Elyse Energy projette d’investir 1 milliard d’euros à Fos-sur-Mer
Le lyonnais Elyse Energy envisage de produire des e-carburants sur la zone industrialo-portuaire de Fos-sur-Mer, dans les Bouches-du-Rhône. Baptisé NéoCarb, cette plateforme de production d’e-carburant s’installerait sur 51,3 hectares. L’objectif est de produire dans un premier temps environ 100 000 tonnes d’e-méthanol, en utilisant près de 300 000 tonnes de CO2 recyclés. L’investissement prévu est évalué à un milliard d’euros et devrait contribuer à la création d’une centaine d’emplois directs et de 500 emplois indirects. La concertation préalable pourrait être menée à l’automne 2024 pour un dépôt de permis de construire à la fin 2025. La décision finale d’investissement n’interviendrait ensuite qu’en 2027 pour une mise en service industrielle en 2030.