Valérie Létard, sénatrice du Nord et vice-présidente des Hauts-de-France, en charge des solidarités avec les territoires, du contrat de plan État-Région, des Fonds structurels européens et de l’aménagement du territoire, a profité des questions d'actualité au Gouvernement pour interpeller le secrétaire d'Etat chargé des transports, de la mer et de la pêche au sujet de l'avenir du Canal Seine-Nord Europe.
La sénatrice UDI-UC s'interroge aujourd'hui sur le manque de réactivité du gouvernement Hollande. Elle fait savoir, à ce propos, dans un communiqué de presse que « l'ordonnance créant la société de projet a été publiée le 20 avril dernier mais le décret relatif à sa gouvernance n'est toujours pas paru ». Devant le secrétaire d'Etat chargé des transports, de la mer et de la pêche, elle a déclaré : « Vous liez désormais sa parution au bouclage du tour de table financier avec les collectivités, ce qui n'est pourtant pas une obligation » soulignant de ce fait « le chemin qui reste à parcourir entre les paroles et les actes ». Selon elle, l'Europe engagé financièrement dans ce projet attend « ce signal fort ».
Dans sa conférence de rentrée, Xavier Bertrand, le président de la Région des Hauts-de-France, avait annoncé le nom de Jean-Louis Borloo à ce poste. « Nous attendons la composition de la société de projet et nous pensons que Jean-Louis Borloo serait l’homme de la situation. J’attends aujourd’hui du Président et du Premier ministre qu’ils désignent très clairement la personne à la tête de la société de projet. Il y a trois à quatre fois plus d’emplois avec les zones logistiques qui suivront, c’est ça qui m’intéresse », déclarait Xavier Bertrand, en septembre dernier.
Projet structurant, créateur d'emplois (13.000 à 15.000 emplois, directs et indirects, durant la phase de chantier).et attendu par une très large majorité d'acteurs régionaux, l'investissement pour la réalisation du Canal Seine-Nord est estimé à 5 milliards d'euros. L'Etat s'est dit prêt à financer 40% de ce montant; soit 1,8 milliard d'euros. Décrié par la Cour des comptes, le Premier ministre Manuel Valls avait annoncé, il y a quelques semaines encore, un discours volontariste sur l'engagement du gouvernement.