Historiquement basé à Landrecies, près du Quesnoy, le groupe Renson a choisi la zone cambrésienne Actipôle de l’A2 pour s’étendre. Un bâtiment de près de 11.000 m² dont 800 m² de bureaux y a été érigé, « idéalement placé » pour ses dirigeants, à mi-chemin entre Landrecies et Rumaucourt, où ils ont racheté les Usines de Rumaucourt (UR), société fusionnée il y a trois ans. Les deux entités ont donc été regroupées à Cambrai, même si Renson conserve son site de Landrecies avec six salariés sur place. Rumaucourt, lui, est fermé. Renson a aussi racheté il y a un an et demi la société SB2M (CA: 1 million d'euros) et son bâtiment de 800 m² à côté de Rennes, pour « être plus proche » de sa clientèle agricole basée à 60 % en Bretagne. À Cambrai, Renson a investi sept millions d’euros dont 6,2 pour son bâtiment et le reste en équipements. Il a reçu 1,35 million d’aides diverses, de la Région à la zone de restructuration Défense (ZRD). «Tout est neuf, nous n’avons rien déménagé », sourit Bruno Chesnel, P-dg de l’entreprise où il travaille depuis dix ans. Il l’a rachetée à Jean-Pierre Renson (décédé le mois dernier), petit-fils du fondateur belge. « Nous fêtons les 90 ans de Renson en 2013 », indique Bruno Chesnel. Lui et sa famille en sont aujourd’hui les actionnaires majoritaires (à 60 %), aux côtés des cadres (3 %) et du CIC pour le reste.
Export, emplois et cap sur 50 millions d'euros
Complémentaires, Renson et UR offrent un atout de taille à leurs clients, à 80 % du monde agricole et de l’élevage: le sur-mesure. Leur produit
phare et marché historique : la pompe à eau (20.000 pièces par an). Aujourd’hui, la gamme de 30.000 références dont 7.000 en stock est élargie, notamment avec le traitement de l’eau. «Nous souhaitons développer ce métier avec nos nettoyeurs haute pression, confie Bruno Chesnel. Nous fabriquons des pompes très techniques et chères, en petites séries. Nous testons 100 % de notre production. Voilà pourquoi nous existons en France ! », se targue le P-dg, fier de ce savoir-faire made in France, exporté à 10 %, pour l’instant, vers l’Europe de l’Est, l’Afrique, l’Amérique Latine et l’Australie. « Cette part doit doubler tous les ans sur les cinq prochaines années, pour atteindre un tiers de notre chiffre d’affaires », ambitionne Bruno Chesnel, qui vise les 30 millions d’euros de CA à fin 2014 avec dix à quinze embauches pour atteindre 96 salariés.
En 2010, le groupe réalisait 19 millions, puis 26 l’an passé… Son business a fait un bond à 50 millions d’euros en 2011, lié au marché des cuves à gazole qui a connu un changement de réglementation. « Ce qui a imposé un renouvellement des parcs que nous avions anticipé, note Fabien Hoin, DG. Nous vendions en moyenne 3.000 cuves par an et nous sommes montés à 33.000 en 2011 ! » Cette manne a eu des répercussions jusqu’au premier trimestre 2012. Ces cuves de stockage, moulées en Irlande, ont été équipées par Renson en pompes et compteurs : ses atouts. En général, Renson assemble 45 % des produits qu’il vend, en fabrique 15 % totalement et fait du négoce pour le reste (40%).
Renson International (Raillencourt-Sainte-Olle)
Président : Bruno Chesnel 83 salariés (ETP)
CA 2012 : 26 millions d'euros
03.27.71. 77.71.