Cafés Henry Blanc : Partenaires de Marseille-Provence 2013
# Industrie

Cafés Henry Blanc : Partenaires de Marseille-Provence 2013

La société marseillaise dirigée par Jean-Luc Blanc s'est impliquée financièrement dans le projet Marseille-Provence 2013L'entreprise mise avant tout sur sa marque et son ancrage territorial.

En 2013, les Cafés Henry Blanc ont confirmé leur ancrage dans le territoire en participant financièrement au projet de Marseille Provence 2013, Capitale Européenne de la Culture. « Nous avons apporté 70.000 € au projet, une partie en numéraire et une partie en marchandises », précise Jean-Luc Blanc qui dirige aujourd'hui l'entreprise créée en 1979 par son père. Vice-président de la CCI Marseille-Provence, Jean-Luc Blanc est entré très vite dans le dossier MP 2013. « Souvent les acteurs locaux se plaignent car il ne se passe jamais rien sur le territoire. En 2013, nous avons joué collectif. Le monde économique s'est mobilisé et les collectivités ont gommé leurs intérêts particuliers. C'est ce qui nous a fait gagner », ajoute-t-il. Pour se mobiliser pour MP 2013, les Cafés Henry Blanc ont toutefois du mettre en sommeil d'autres partenariats comme celui avec l'Olympique de Marseille. « Il est cependant dommage qu'en local, il n'y ait pas assez d'entreprises qui aient joué la jeu de MP 2013. Pourtant, la culture est un véritable levier de business. Il faut faire bouger les lignes ».




10.000 clients dans le secteur CHR

La marque Henry Blanc a vu le jour en 1979. « Je suis en quelque sorte tombé dans le café depuis tout petit. Je suis fils et petit-fils de torréfacteur », souligne Jean-Luc Blanc. L'entreprise compte trois activités principales : la vente de café au secteur Café-hôtel-restaurant (CHR), la vente de café au grand-public via le réseau des Torréfactions Noailles et aux entreprises via le café en dosettes. « Notre concept repose avant tout sur la marque. Nous ne faisons pas de marques de distributeurs pour la grande distribution. Quand nous développons un nouveau secteur, nous ne rachetons pas une entreprise, nous y allons en direct. Nous cherchons l'authenticité. Il y a un retour vers le café. Nespresso et son marketing insolent y ont contribué. Ca ne me dérange pas. Quand ils sortent des "grands crus", cela me permet de vendre aussi davantage de café. Nous, nous sommes sur le produit. Il n'est pas caché dans une enveloppe. On peut le voir... »Dans le domaine CHR, l'entreprise compte près de 10.000 clients. « Beaucoup de bistrots ne se renouvellent pas. Mais nous gagnons encore des clients car il se crée de nouveaux concepts, des boulangeries, qui captent une nouvelle clientèle, notamment féminine. Notre force, dans ce secteur, est d'adosser nos ventes à un service technique intégré ». La société dispose d'un service qui permet ainsi de dépanner les clients en panne de machines, y compris le samedi ou le soir. « Nous pouvons même trouver des solutions un dimanche s'il le faut. Nos clients ont tous un service personnalisé. Certains parfois nous quittent et vont vers la concurrence. La plupart du temps ils reviennent. Nous offrons un cadeau de fin d'année. Ce sont des habitudes du siècle dernier, mais rien ne vaut d'humaniser les relations de travail. Vendre du café, faire un prix, tout le monde sait le faire. Proposer des services, être à la disposition du client et miser sur le côté relationnel, c'est plus rare. C'est un travail de longue haleine, il faut l'envie de le faire. C'est notre force ».




Importation via Le Havre

Dans les années 1990, l'entreprise Henry Blanc a, par ailleurs, été l'un des tout premiers torréfacteurs à produire des dosettes de café. « Nous voulions être présents sur le marché de l'entreprise et nous ne souhaitions pas nous positionner sur le marché des distributeurs automatiques ». Ainsi est née la marque Provence Café qui représente aujourd'hui près d'un tiers des ventes de la société. « Nous appliquons la même recette que pour les CHR. Nous mettons ainsi à disposition les machines contre l'achat de café et nous nous occupons de l'entretien du matériel ». Le café demeure toutefois tributaire des variations des marchés. « Nous achetons sur récolte. Notre problématique, c'est d'avoir une régularité du produit. Il y a aussi des variations dans les prix. Des variations que nous ne pouvons pas répercuter directement sur nos clients. C'est une mécanique complexe. Nous disposons ainsi de près d'une année de stocks. Nous achetons via des négociants près de 800 tonnes de café par an, en provenance de Côte d'Ivoire, du Vietnam, du Brésil, de Colombie... Le produit transite désormais par Le Havre », conclut le dirigeant.

Cafés Henry Blanc



MarseilleJean-Luc Blanc140 salariésCA : 16M€04 91 25 61 61www.henry-blanc.com

# Industrie