Bruno Tillier : Synthelis vise le marché de la protéine membranaire
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Bruno Tillier : Synthelis vise le marché de la protéine membranaire

La start-up créée au sein de Floralis par Bruno Tillier vise le marché mondial de la protéine membranaire.

Le créateur Le P-dg et actionnaire majoritaire de Synthelis, Bruno Tillier, 38 ans, a été enseignant après avoir décroché une agrégation en biologie. Il a réalisé un master en management de l'innovation puis un master en sciences médicales avant de se lancer dans la recherche en cancérologie au Canada. Depuis 2006, il était chargé d'affaires spécialisé en biotechnologies au sein de la filiale de valorisation de l'UJF, Floralis. C'est ainsi qu'il a connu Jean-Luc Lenormand, chercheur au laboratoire TimC de l'Institut Jean Roger de Grenoble. Le chercheur travaille sur l'utilisation de protéines membranaires à des fins thérapeutiques. D'où la mise au point d'un procédé spécial sur la production de protéines membranaires, qui sont d'ordinaire très difficiles à produire si l'on veut garder toutes leurs propriétés. L'activité Synthelis propose de produire à façon des protéines membranaires pour les sociétés de biotechnologies et groupes pharmaceutiques. La start-up créée en SAS le 1ernovembre vend une étude de faisabilité à ses clients. Puis elle produit quelques milligrammes de protéines membranaires, sur place, dans la pépinière de Biopolis. Les protéines membranaires sont en effet la cible d'un grand nombre de médicaments actuels, notamment dans les thérapies contre le cancer. La start-up compte déjà une dizaine de clients. En 2009, elle a réalisé un chiffre d'affaires de 160.000€ et vise un volume d'affaires de 250.000€ pour 2010 et de 400.000€ en 2011. En parallèle de cette activité de service, Synthelis réalise un programme de R & D en interne. La start-up continue à optimiser un procédé de production de protéines. Elle participe également au cancéropôle Clara, avec le développement d'un produit anti-tumoral. «On a déjà fait la preuve du concept pour un produit qui concerne le glioblastome, un cancer du cerveau.» Une activité de recherche qui s'inscrit davantage sur le long terme puisque ces produits ne seront pas sur le marché avant une dizaine d'années. Les débuts Lancée comme business unit au sein Floralis, Synthelis a bénéficié d'un accompagnement de deux ans avant de se créer en tant que véritable entreprise. «On prend moins de risques, commente Bruno Tillier. On a pu s'appuyer sur les infrastructures de Floralis pour démarrer rapidement la commercialisation. On utilise les labos, les équipements, les embauches sont facilitées. Floralis a créé l'identité de la future société: son logo, le site internet,etc. Cela permet aussi d'ajuster l'offre au marché. On s'assure un portefeuille clients pour bien prendre sa place dans les marchés visés.» Les risques «Il faut déjà parvenir à industrialiser notre procédé de production, explique le créateur. Et d'ici là, il se peut qu'apparaissent des technologies susceptibles de supplanter la nôtre... Il faut donc garder une longueur d'avance sur nos concurrents.»




- www.synthelis.fr

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