Il aura fallu dix jours au personnel navigant et à la direction de la Brittany Ferries (BAI) pour trouver un accord. Les salariés ont finalement signé, dans la nuit du 30septembre au 1eroctobre, le protocole d'accord cadre proposé par la direction le 26septembre, que les syndicats avaient d'abord rejeté. 900 votants, sur 1.300 salariés concernés (les officiers n'ont pas pris part au conflit) ont exprimé leur choix: l'accord a été accepté à plus de 58% des voix, permettant la reprise du travail. Après les premiers mouvements de grève, la direction avait en effet décidé d'immobiliser les huit bateaux de la compagnie à quai dans différents ports bretons et normands (ici le Pont-Aven à Brest), considérant qu'elle ne pouvait plus les exploiter dans des conditions normales. «Le coût des grèves se chiffrera en millionsd'euros», a-t-elle indiqué. Le personnel navigant protestait contre le plan d'économies de 12M€. En difficulté, BAI doit faire face à un lourd déficit cumulé de près de 70M€. Le plan prévoit notamment une redéfinition du temps de travail et la suppression d'une prime et de certaines indemnités. Les salariés souhaitaient revenir à la table des négociations et obtenir de la direction la garantie qu'à l'issue du redressement de la compagnie, ils retrouvent leurs avantages. Le dialogue rompu, le ministre des transports, Frédéric Cuvillier, est intervenu, organisant une table-ronde le 28septembre, à laquelle la direction ne s'est pas rendue.
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