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Brest : Trois dossiers économiques à la loupe
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Brest : Trois dossiers économiques à la loupe

Trois dossiers économiques vont s'immiscer dans la campagne municipale : le polder, le plateau des Capucins et le commerce en centre-ville. Tour d'horizon des positions des trois principaux candidats à la mairie de Brest.

1Le polderC'est le gros dossier industriel de Brest. Les travaux de stabilisation ont débuté en septembre 2013. La Région a annoncé un investissement de 160 millions d'euros pour aménager la zone de 40 ha et préparer l'arrivée de d'industriels des énergies marine renouvelables (EMR).« Brest a déjà connu un échec en décembre », note Laurent Prunier, candidat UMP. Alstom a en effet choisi Cherbourg pour ses deux usines de fabrication de pales et de mâts. « Le polder n'est pas un sujet de polémique, il fallait l'aménager, mais il faut aussi penser plus loin que les EMR car l'industrie bouge très vite », poursuit le candidat.Bernadette Malgorn, l'autre candidate UMP, se veut, elle « industrialiste. Il faut redonner à la ville sa dimension industrielle, avec les EMR et au-delà. Brest doit s'activer, ce qui est fait actuellement n'est pas suffisant. »Au contraire, pour le maire sortant, François Cuillandre (PS), « il est trop tôt pour dresser le bilan. Nous discutons encore avec les entreprises comme Eiffage, STX, DCNS, etc. ».2




Le plateau des Capucins

Projet d'urbanisme d'envergure amorcé pendant ce mandat, la reconversion du plateau des Capucins est loin de faire l'unanimité. Un écoquartier de 16 ha doit voir le jour en 2015.Premier point de désaccord entre les différents candidats, le téléphérique qui doit relier les Capucins au bas de Siam (15 M€ d'investissement). « C'était indispensable de désenclaver le quartier, qui est une presqu'île », indique François Cuillandre. « C'est du gaspillage de l'argent public », critique Bernadette Malgorn qui annonce : « Moi, élue, il ne se fera pas ! » Laurent Prunier, lui, n'a rien contre le téléphérique : « c'était la solution la moins coûteuse. La passerelle, c'était déjà 30 M€ ». Mais il reste « dubitatif » concernant les équipements prévus.La municipalité actuelle a en effet prévu d'y installer la médiathèque et un second multiplexe. « Ça ne suffira pas à attirer les gens. Il faut prendre son temps pour mieux penser ce quartier », estime Laurent Prunier, qui envisage plutôt d'y faire un grand musée de l'histoire de la Marine à Brest un budget de 50 M€. Lui, comme Bernadette Malgorn craignent aussi que ce second coeur de ville ne déstabilise l'équilibre de Brest, au détriment du Haut-Jaurès.3




Le commerce

« Les commerces ont été fragilisés par les travaux du tramway. Les vitrines fermées se multiplient. Dans le Haut-Jaurès, mais aussi au niveau du bas de Siam, ce qui est plus inquiétant. Sans oublier le dossier des halles Saint-Louis, qui traîne depuis dix ans », note Bernadette Malgorn. Elle veut donc recréer un « esprit de bourg » dans les différents quartiers de la ville.Pour redynamiser le Haut-Jaurès, François Cuillandre reconnaît qu'il faut mener une réflexion. Laurent Prunier, pense, lui, déjà à un quartier des associations. « Il ne faut pas non plus oublier le port de commerce qui se développe fortement, mais qui reste éloigné du centre-ville. »« La première chose à faire est d'écouter les commerçants et voir avec eux ce qu'il est possible de faire », estime la candidate UMP. Et ce qu'ils demandent est plus de places de stationnement. « C'est impératif en centre-ville. Il faut trouver les moyens ! », insiste Laurent Prunier, en accord sur ce point avec l'autre candidate UMP.

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