« Le projet s'est concrétisé en janvier, quand on a vu cette ancienne agence du Crédit Mutuel Arkéa qui n'était pas occupée», entame Nicolas Diaz, le président de la Maison du libre, un collectif rassemblant des personnes et des structures œuvrant sous licences libres ou apparentées. En quelques tweets, il réussi à convaincre Ronan Le Moal, directeur général du groupe Crédit Mutuel Arkéa, de la pertinence de son projet.
Un tiers-lieu pluridisciplinaire
Trois mois plus tard, avec la complicité des équipes du groupe bancaire, le «214» tourne quasiment à plein régime et ses 600m² reliés à la fibre optique accueillent d'ores et déjà sept travailleurs indépendants aux métiers hétéroclites : analyste stratégique (
Amstratgraph), géologue informaticienne (
PetroAkal), développeur web (Cyrille Clémenceau) ou de services télécoms (
K-Net ), attachée de presse (
Tonnerre de Presse) ou encore créatrice plasticienne (
Petitka Créations). On y croise aussi Arthur Wolf et Stéphane Philippe, les fondateurs de l'entreprise
RobotSeed, spécialisée dans l'électronique pour machines à commande numérique et dont nous vous parlions
ici il y a quelques mois.
« Créer des collusions entre les métiers»
Des freelancers qui peuvent en outre profiter de l'effervescence
du fablab de la Maison du Libre et de son imprimante 3D, des Petits Hackers ou encore de celle de l'atelier textile collaboratif
POC La Girafe, avec lesquels ils partagent le lieu.« L'idée est vraiment de réunir différentes compétences et de créer des collusions entre les métiers», insiste Nicolas Diaz. « Le 214 est un tiers-lieu pluridisciplinaire, une pépinière dans laquelle chaque entité a son propre bureau, mais qui dispose aussi de parties communes qui permettent à tous d'échanger, de mutualiser les savoir-faire et de créer des passerelles entre les métiers », poursuit-il.
Bureaux individuels et cloisonnés
Du coworking? « Pas vraiment car en général, le coworking suppose un open-space. Ici, les gens peuvent se retrouver dans les parties communes ou la salle de réunion, mais chaque bureau est cloisonné pour que chacun puisse travailler au calme », précise Nicolas Diaz. L'aménagement des anciens bureaux des conseillers bancaires ayant été conservé, nulle crainte, en effet, en matière de confidentialité. Pour s'y installer et contribuer, peut-être à redonner un second souffle au «
Haut de Jaurès», un tarif unique : 15€ par mois et par mètre carré. «Il nous reste encore un bureau individuel (10m²) et un bureau double (19m²) à pourvoir», conclut le président.
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Développeurs, analyste stratégique, géologue, attachée de presse, fablab, créatrice plasticienne ou associations en lien avec le numérique... À Brest, c'est une pépinière d'entreprises d'un nouveau genre qui a ouvert ses portes au 214 de la rue Jean Jaurès, qui réunit travailleurs indépendants de tous horizons et monde associatif.