Brest : Immobilier d'entreprise : «Brest est parmi les villes les moins chères de France »

Brest : Immobilier d'entreprise : «Brest est parmi les villes les moins chères de France »

Véritable vigie du territoire, l’Agence de développement du Pays de Brest (Adeupa) mène régulièrement des études pour observer le foncier économique. L’analyse de Benjamin Grebot et François Rivoal, respectivement directeur et responsable du Pôle économique de l’Adeupa.

Comment se porte l’offre de foncier économique dans la métropole?
B.G.:
Sur le plan théorique, le foncier identifié comme étant à vocation économique devrait permettre de répondre aux besoins des entreprises pour les dix ou vingt prochaines années. Maintenant, comme partout en France, l’écart peut être significatif entre ce que contiennent les documents de planification et les terrains réellement disponibles.


F.R.: Par ailleurs, l’offre ne se situe pas forcément là où se trouve la demande. Cette dernière est concentrée au Nord-Est de Brest, sur des zones desservies par la RN12 ou accessibles à la mer.

D’une manière générale, le développement se fait lui aussi naturellement au Nord-Est, du fait de l’attractivité de la voie express et de l’aéroport. L’offre, quant à elle, est encore trop fragmentée.




Vous êtes actuellement en train d’étudier l’offre d’immobilier d’entreprise. Quelles tendances percevez-vous?


F.R.: La dernière étude date de l’année dernière, et nous sommes effectivement en train d’en réaliser une nouvelle. Pour l’instant, on a le sentiment que l’offre d’immobilier disponible augmente… Mais l’étude étant en cours, je ne peux évidemment pas y mettre ma main à couper. En termes de disponibilité, le Pays de Brest dispose de 92.000m² de locaux d’activité hors commerce, et de 49.000m² de bureaux.

Structurellement, le marché du bureau répond très largement à la demande, et est en augmentation. Il se situe entre 20 et 30.000m² chaque année. On a d’ailleurs récemment vu de belles opérations comme l’implantation du siège de DCNS au Froutven, à Guipavas, ou encore les 17.000m² du siège d’Arkéa au Relecq-Kerhuon. C’est plus difficile à dire sur l’offre de locaux d’activité car nous ne disposons pas de chiffrages historiques précis.




Où l’offre immobilière de demain va-t-elle se structurer?


F.R.: Il y a une offre imminente de plusieurs dizaines de milliers de mètres carrés sur le plateau des Capucins, qui a une vocation à accueillir du tertiaire et dont la livraison est prévue en 2016. On peut évidemment aussi parler des travaux d’aménagement du polder, qui pourra accueillir des industries tournées vers la mer sur plus d’une trentaine d’hectares, ou encore de la zone de Lanvian, qui sera vraisemblablement dédiée à la logistique.

La zone de Saint-Eloi Mescoden, qui est le deuxième grand espace de ce type à l’échelle du Pays, est elle aussi en développement, sur des activités industrielles plus classiques. Il reste aussi pas mal de disponibilités au Technopôle, qui accueille beaucoup d’activités liées à l’innovation et à la recherche.


B.G.: Il est aussi intéressant de voir qu’on commence à reconvertir des zones dont les locaux sont réaménagés pour accueillir de nouvelles activités, comme c’est le cas à Kergonan, (où se situe notamment le site de Jabil, NDLR) où un lotissement d’entreprise va se créer. On peut aussi citer des espaces comme Kergaradec II, où d’anciens abattoirs ont été réinvestis pour accueillir des bureaux.


F.R.: Par ailleurs, les travaux ont commencé pour l’aménagement de la zone de Lavallot.




Que diriez-vous à un entrepreneur qui envisage de s’installer à Brest?


B.G. & F.R.: Nous lui dirions que même si tout dépend évidemment de leur cahier des charges, il y a actuellement de la place pour les accueillir. Sans compter les opérations programmées qui seront rapidement disponibles.

Il faut aussi souligner que Brest est l’une des villes les moins chères de France en matière d’immobilier. Enfin, la taille du territoire est un atout car elle permet une grande proximité avec les décideurs. L’information y circule rapidement et nous sommes souvent surpris par la complémentarité des intercommunalités: quand un industriel ne trouve pas de terrain sur une commune, cette dernière les envoie facilement vers des communes voisines.

Finistère Brest