BPLC : Année de résistance avant le rapprochement
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BPLC : Année de résistance avant le rapprochement

Rien ne changera après le rapprochement des Banques populaires et des Caisses d'épargne, selon Jacques Hausler, DG de la BPLC. Celle-ci a bien résisté en 2008.

«La tempête a soufflé, la BPLC (Banque populaire Lorraine Champagne, NDLR) a résisté.» Jacques Hausler, son directeur général, peut se féliciter de la résistance de l'établissement bancaire en 2008. Avec un produit net bancaire en hausse de 1,8% (316M€, dont 20% réalisés par la Meurthe-et-Moselle Sud, hors Pays-Haut) et un bénéfice net de 44M€ (en baisse de 2,70%), la banque se sort bien de la crise. Les encours de crédit distribués sont en hausse de 10%, à 9,7Md€, dont plus de 3,6Md€ octroyés aux entreprises. Quant aux ressources collectées, elles s'élèvent à 6Md€, pour une part de marché en hausse de 0,31%. L'avenir reste cependant inquiétant selon Jacques Hausler. «Un jour ça repartira, quand on n'en sait rien car on est hors de tous modèles, souligne-t-il. Mais il existe une deuxième bombe qui peut exploser après l'immobilier: les LBO, qui ont parfois été financés sur 12ans. C'est aberrant!» Le court terme pour les Banques populaires, c'est leur rapprochement avec les Caisses d'épargne annoncé le 26 février. «C'était dans le cours de l'histoire, la crise a accéléré le mouvement.» Un rapprochement sur une base égalitaire, bien que les résultats 2008 des deux entités soient opposés: lourde perte pour les Caisses d'épargne, équilibre pour les Banques populaires. Les deux holdings devraient être contrôlées par un organe central, créé ad hoc. «Ce qui est sûr c'est que ça ne changera rien au niveau régional et local: s'il y aura une mise en commun de moyen au niveau national, nous serons toujours concurrents sur le terrain.»

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